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"Une analyse de grande ampleur sur des données environnementales renforce le plaidoyer en faveur des régimes alimentaires à base de végétaux et montre que les mêmes aliments élaborés de diverses manières peuvent aussi avoir moins d’impacts négatifs sur la planète" par Susan Milius

Traduction et compléments par Jacques Hallard
lundi 11 juin 2018 par Milius Susan



ISIAS Alimentation Environnement
Une analyse de grande ampleur sur des données environnementales renforce le plaidoyer en faveur des régimes alimentaires à base de végétaux et montre que les mêmes aliments élaborés de diverses manières peuvent aussi avoir moins d’impacts négatifs sur la planète
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Susan Milius a été publié le 06 juin 2018 par Science News, Sustainability, Agriculture, Climate sous le titre « A big analysis of environmental data strengthens the case for plant-based diets  » ; il est accessible sur ce site : https://www.sciencenews.org/article/plant-based-diets-greenhouse-gases-environment

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QUESTIONS DE CHOIX ALIMENTAIRES - Une nouvelle étude calcule le bonus pour la planète en choisissant plus d’aliments provenant de plantes pour les repas. Adam Melnyk / Shutterstock

Du bœuf à la bière, du café au chocolat, il y a des coûts environnementaux dans tout ce que l’humanité choisit de manger et de boire. Maintenant, une nouvelle étude qui quantifie l’impact sur la planète de la production et de la vente de 40 aliments différents, montre comment ces choix font une différence.

Les données agricoles de 38.700 fermes et les détails de transformation et de vente dans 119 pays montrent de grandes différences dans les impacts environnementaux – allant des émissions de gaz à effet de serre jusqu’à l’eau utilisée - même entre producteurs d’un même produit alimentaire, explique le scientifique Joseph Poore de l’Université d’Oxford. La quantité de gaz responsable du réchauffement climatique, qui se dégage lors de la fabrication d’une pinte de bière, par exemple, peut plus que doubler dans des scénarios de production à fort impact sur l’environnement. Pour les bovins laitiers et les bovins producteurs à la fois de lait et de viande, les fournisseurs à fort impact négatif sur l’environnement ont émis environ 12 fois plus de gaz à effet de serre que les producteurs à faible impact, rapporte Joseph Poore et son collègue suisse Thomas Nemecek dans le numéro du 1er juin 2018 de la revue ‘Science’..

Ces disparités signifient qu’il y a de la place pour les producteurs à fort impact de travailler d’une manière plus douce et moins dommageables pour la planète, dit Poore. Si les consommateurs pouvaient être informés et tenir compte de ces différences, soutient-il, leur pouvoir d’achat pourrait les inciter et les pousser au changement.

Cependant, les plus grands changements dans les effets de l’alimentation d’une personne sur la planète, viendraient toujours du choix de certains types de nourriture au détriment des autres. En moyenne, la production de 100 grammes de protéines de bœuf entraîne la libération de 50 kilogrammes d’émissions de gaz à effet de serre, que les chercheurs ont calculé en termes d’équivalent de dioxyde de carbone. En comparaison, 100 grammes de protéines d’un fromage libèrent 11 kg de gaz à effet de serre lors de sa production, et 5,7 kg de gaz à effet de serre avec la volaille et 2 kg lors de la production du tofu.

Les conséquences des types de production des protéines alimentaires

Les protéines ne sont pas égales en ce qui concerne la quantité de gaz à effet de serre agissant négativement sur le climat, gaz classés en équivalent CO2, émis durant la chaîne de production depuis la ferme jusqu’à la vente au détail. Une grande variation existe même pour un seul type de protéine en fonction du type de production, selon une nouvelle étude. Dans le schéma ci-dessous, les barres donnent la quantité d’équivalent CO2 libérée par les producteurs à plus faible impact, (à l’extrême gauche), jusqu’aux plus forts (à l’extrême droite)..

Kilogrammes d’équivalent CO2 libérés avec 100 grammes de protéines - J. Poore et T. Nemecek / Science 2018 :

Origine des protéines, du haut vers le bas du graphique : bœuf, fromage, volailles, œufs, légumineuses (pois) et fruits secs.

Kilograms of carbon dioxide equivalent released with 100 grams of protein

Le remplacement de la viande et des produits laitiers provenant des producteurs ayant des effets environnementaux négatifs supérieurs à la moyenne, par des produits à base de végétaux, pourrait aboutir à une différence notable dans les émissions de gaz à effet de serre. Si des changements par des suppressions venaient du côté de ces fournisseurs à fort impact sur l’environnement, le fait remplacer la moitié de chaque type de produit animal par divers aliments provenant d’une espèce végétale, cela pourrait réduire de 35 pour cent la part des émissions de gaz à effets de serre dues aux denrées alimentaires, cela de serait n’est pas trop éloigné de la baisse de 49% qui pourrait être atteinte si les populations du monde entier, d’une certaine manière, devenaient végétaliennes.

Selon Ron Milo, de l’Institut Weizmann des sciences de Rehovot, en Israël, l’étude du métabolisme cellulaire et de la durabilité environnementale est déjà très convaincante. Les nouvelles données « le rendent encore plus fort, ce qui est important étant donné que nous avons tendance à adhérer à nos choix alimentaires », dit-il.

Les questions relatives aux types de production

Selon les aliments, les émissions de gaz à effet de serre peuvent différer considérablement entre les producteurs à faible impact (à l’extrémité gauche des barres) et ceux à impact élevé (à l’extrême droite) pour une variété d’aliments, y compris le chocolat noir et le riz.

Kilogrammes d’équivalent CO2 libérés par produit, [chocolat noir en haut et café en bas] par portion alimentaire

https://www.sciencenews.org/sites/d...
D’après J. Poore et T. Nemecek / Science 2018

Kilogrammes d’équivalent CO2 émis par produit, [Riz en haut ; blé et seigle en bas] par portions correspondant à 1.000 calories
https://www.sciencenews.org/sites/d...

J. Poore et T. Nemecek / Science 2018

Dans leur étude, Poore et Nemecek, de l’organisation de recherche du gouvernement suisse Agroscope à Zurich, ont également pris en compte les quantités d’eau et de terre utilisées, ainsi que le ruissellement entraînant les nutriments et la pollution de l’air au niveau atmosphérique qui sont générés par les productions alimentaires. Pour une analyse aussi étendue, les chercheurs ont analysé en détail 570 études de ce que l’on appelle les évaluations du cycle de vie de 40 types d’aliments différents. Ces études ont calculé les impacts environnementaux de l’ensemble du processus de production, depuis les modes de cultures et de la transformation di produit alimentaire, jusqu’au transport et à la vente au détail de chaque aliment considéré.

La production alimentaire représente globalement 26% des émissions mondiales de gaz à effet de serre qui sont responsables du réchauffement climatique et ces productions occupe environ 43% des terres qui ne sont pas désertiques ou recouvertes de glace, ont découvert les chercheurs. Sur l’empreinte carbone totale provenant de l’alimentation, 57% proviennent de l’agriculture de plein champ, du bétail et du poisson d’élevage. Le défrichement des terres pour l’agriculture représente 24% et le transport des denrées alimentaires intervient pour pour 6% supplémentaires.

Après la première année de mise en commun de l’étude, lun des auteurs, Poore lui-même, a renoncé à manger des produits d’origine animale !

Citations

J. Poore and T. Nemecek. Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers. Science. Vol. 360, June 1, 1018, p. 987. doi : 10.1126/science.aaq0216.

Further Reading

C. Gramling. Globetrotting tourists are leaving a giant carbon footprint on the Earth. Science News. Vol. 193, June 9, 2018, p. 5.

C. Gramling. Cargo ships must cut their emissions in half by 2050. Science News Online, April 13, 2018.

E. Engelhaupt. Does doom and gloom convince anyone about climate change ? Science News Online, July 28, 2017.

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Documents en rapport avec l’article traduit

Combien de gaz à effet de serre dans notre assiette ? Par Jean-Marc Jancovici 1er janvier 2010.

« Le fait de manger engendrerait des émissions de gaz à effet de serre ? Allons donc….. Et pourtant, le fait de manger pèse très lourd, en France, dans les émissions de gaz à effet de serre. Nous devons cela au fait que l’agriculture est responsable de l’essentiel des émissions pour les gaz à effet de serre autres que le CO2 : méthane et protoxyde d’azote… »

Article très détaillé à lire en totalité sur ce site : https://jancovici.com/changement-climatique/les-ges-et-nous/combien-de-gaz-a-effet-de-serre-dans-notre-assiette/

Combien de CO2 dans vos assiettes ? Juste avant la COP22, des chercheurs ont calculé le bilan carbone des aliments les plus courants - Le ’poids’ écologique de notre nourriture, c’est l’un des arguments des végétariens. Mais la viande fait-elle toujours pire que les légumes ? Par Gregory Rozieres– Document ‘huffingtonpost.fr’ - 15/11/2016 04:30 CET | Actualisé 15/11/2016 13:55 CET - Photo d’aliments préparés - Getty Images/iStockphoto

Quelle est l’empreinte écologique de nos assiettes ?

ALIMENTATION - La COP22, qui a commencé lundi 7 novembre 2016, vient nous rappeler que le combat contre le réchauffement climatique est loin d’être gagné. Surtout depuis l’élection de Donald Trump, un climatosceptique, à la Maison Blanche. François Hollande devrait rappeler l’urgence climatique, mardi 15 novembre 2016, lors d’une réunion de chefs d’Etats à l’occasion de la conférence.

Mais si c’est avant tout sur les Etats, les scientifiques et les grandes entreprises que l’on compte pour tenter d’inverser la désastreuse tendance actuelle, on entend souvent que c’est aux citoyens de consommer de manière plus responsable.

Si pour diminuer notre impact sur l’émission de gaz à effet de serre, on pense à raison au transport, l’alimentation est aussi un facteur clé. Mais difficile de savoir si nos assiettes sont écolo-compatibles. Si de nombreux chercheurs se sont penchés sur la question des émissions de CO2 des aliments que nous consommons, il n’existe pas de tableau récapitulatif des pires et meilleures denrées. On sait que la viande est un mauvais élève, mais à quel point ? Et toutes sont-elles égales ?

Pour répondre à ces questions, des chercheurs anglais et australien ont réalisé une étude, publiée en octobre dans le Journal of Cleaner Production. Ils ont listé plus de 350 analyses d’aliments réalisées par leurs confrères. L’objectif : savoir combien de kilogramme de CO2 est émis pour un kilogramme d’aliments. Les trois scientifiques ont pris comme base de calcul le cycle de vie global des denrées que nous consommons.

Cela veut dire que cette empreinte écologique prend en compte l’émission de gaz à effet de serre des aliments eux-mêmes pendant leur vie, mais aussi le coût en machines, en carburant, en transport, etc. La boucle s’arrête au centre de distribution et ne prend pas en compte le transport du particulier pour ramener le produit chez lui. Le HuffPost s’est procuré ces données et vous propose ci-dessous un tableau récapitulatif afin de vérifier votre empreinte écologique quand vous dégustez des plats classiques, tel la tartiflette, la ratatouille ou encore le steak-frites.

La viande et le poisson en tête, mais riz et fromages parmi les mauvais élèves

Dans le tableau ci-dessous, retrouvez le bilan carbone des plus de 100 aliments répertoriés par les chercheurs. Les valeurs sont en kilogrammes de CO2 émis pour un kilogramme d’aliment consommé.

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Contacté par Le HuffPost, Stephen Clune, auteur principal de l’étude, explique que ces valeurs médianes mondiales représentent ’une très bonne estimation’ du bilan carbone des aliments achetés en France.

Comme on peut le voir, la viande et le poisson arrivent en tête de ce triste classement. Un constat classique, souvent mis en avant par les végétariens. Pour autant, on notera de grandes disparités. Si les ruminants, comme les vaches, ont un très mauvais bilan carbone, le porc ou le poulet ne s’en sortent pas trop mal. Certains produits laitiers, comme le beurre, le fromage ou la crème fraîche ont même un bilan écologique deux fois plus élevé que les poissons en général, à quantité équivalente.

De même, notent les auteurs, le riz est un bien mauvais élève, avec 2,55 kg de CO2 émis pour un kilo de riz consommé. Les légumes, en moyenne, ne sont qu’à 0,37 kg de CO2. Mais même parmi les légumes, il y a de mauvais élèves, à l’instar des aubergines (1,35 kg) ou de l’avocat (1,3 kg).

Préférez le poisson à la tartiflette

Il faut bien sûr remettre ces chiffres dans leur contexte. On mange en général moins de beurre que de viande ou de poisson. Le HuffPost a donc calculé l’empreinte écologique de plats que l’on trouve souvent sur les tables françaises. En utilisant des recettes populaires, nous avons calculé le poids de chaque aliment consommé par une seule personne pour cinq assiettes différentes : le steak-frites, la tartiflette, la ratatouille accompagnée de riz, l’omelette aux pommes de terre et champignons et le filet de cabillaud en papillote.

Logiquement, le steak frites est le mauvais élève de la bande, avec plus de 4 kg de CO2 émis pour une portion. Il faut dire que si les pommes de terre sont écolo-compatible, le boeuf est un des pires aliments quand on parle émissions de gaz à effet de serre.

Mais alors que l’on pourrait croire que le poisson arrivera juste après, le filet de cabillaud est finalement moins ’polluant’ que la tartiflette. Ce plat d’hiver, pas si typique que ça, contient des lardons, mais surtout du fromage et de la crème. Bref, des produits laitiers issus d’animaux ruminants. Mais si l’on remplace le cabillaud par de la sole, l’addition sera six fois plus salée.

Logiquement, ce sont les produits végétariens ne contenant pas trop de produits laitiers qui disposent de la meilleure empreinte écologique. Et la ratatouille ne fait pas mieux que l’omelette, qui pourtant est majoritairement constituée d’œufs. La faute notamment au riz et à l’aubergine, dont l’empreinte carbone n’est pas si bonne que cela.

Voici la répartition pour chacun des plats et aliments sur ce site : https://infogram.com/untitled-1gj72547ey6jp1l

Lire les graphiques de l’empreinte écologique de quelques préparations alimentaires à la source : https://www.huffingtonpost.fr/2016/11/14/cop22-combien-de-co2-dans-vos-assiettes_a_21600349/

Lire aussi :

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© 2018 Le Huffington Post SAS. Tous droits réservés. Une partie de HuffPost News - Source : https://www.huffingtonpost.fr/2016/11/14/cop22-combien-de-co2-dans-vos-assiettes_a_21600349/

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Devons-nous faire une croix sur la viande ?
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Une meilleure gestion des sols pourrait réduire l’émission de GES - Jean-Louis Santini - Agence France-Presse à Washington - 16 octobre 2017 - Environnement - « Une meilleure gestion des sols et notamment des forêts, combinée à une agriculture mieux pensée, pourrait avoir un impact majeur contre le changement climatique, estime une étude parue lundi dans les Comptes rendus de l’Académie nationale américaine des sciences (PNAS)… »

Eau et changement climatique : les alternatives existent ! N°10 Le Club de Mediapart (Blog)-7 juin 2018…

Une taxe alimentaire permettrait de réduire les émissions de GES EurActiv France-8 nov. 2016 - Une taxe alimentaire permettrait de réduire les émissions de GES ...

Calculez l’empreinte écologique de votre alimentation - notre-planete ... https://www.notre-planete.info/actualites/3497-empreinte_ecologique_alimentation - 20 oct. 2016 - Or l’empreinte écologique alimentaire des Français est déjà, à elle seule, de 1,79 hectares ! Autrement dit, si tout le monde mangeait comme ...

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Les 10 pires aliments pour l’environnement et la planète - e-RSE https://e-rse.net › ... › Responsabilité Environnementale › Biodiversité › Agriculture - 7 juil. 2016 - Quels sont les aliments les plus nocifs pour l’environnement ? ... 4 – La viande industrielle : la pire empreinte carbone ... 5 circuits alternatifs pour une alimentation plus saine, plus écologique et plus locale : AMAP, ...

Calculateur d’empreinte alimentaire www.alimenterre.org/ressource/calculateur-dempreinte-alimentaire - L’empreinte écologique idéale d’un être humain pour satisfaire l’ensemble de ses besoins est de 1,8 hectare. Or l’empreinte écologique alimentaire des ...

Quelle empreinte écologique pour votre alimentation ? https://www.blog-perdre-du-poids.com › Accueil › Blog › Définitions - Parmi vos aliments, quels sont ceux qui sont les plus toxiques pour l’environnement ? Réduisez votre empreinte écologique en lisant cet article ! Cliquez ici.

CALCUL EMPREINTE CARBONE - Bon pour le Climat www.bonpourleclimat.org/calcul-empreinte-carbone/ - Empreinte carbone moyenne d’un repas consommé en France : 2500 g de CO2. % de la répartition des gCO2e / aliments. % du poids des produits de saison.

Ces aliments du quotidien au bilan carbone élevé - Cuisine / Madame ... madame.lefigaro.fr › Cuisine et recettes - 15 nov. 2016 - Se servir des portions moins grosses aide aussi à diminuer l’empreinte écologique de nos aliments car plus l’on se sert, plus l’on mange…

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Traduction, compléments entre […] et intégration de liens hypertextes par Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 08/06/2018 - Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Alimentation Environnement A big analysis of environmental data strengthens the case for plant-based diets French version.2

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