ISIAS

"Comment l’alimentation et l’agriculture régénératrices peuvent inverser la pauvreté dans les milieux ruraux et les migrations forcées à travers les Amériques" par Ronnie Cummins

Traduction et compléments de Jacques Hallard
dimanche 12 novembre 2017 par Cummins Ronnie



ISIAS Agriculture Migrations
Comment l’alimentation et l’agriculture régénératrices peuvent inverser la pauvreté dans les milieux ruraux et les migrations forcées à travers les Amériques
Ajout d’annexes sur les migrations et réfugiés,
les accords de libre-échange ainsi que nos contributions sur les divers modes d’agricultures alternatives

L’article d’origine de Ronnie Cummins de l’ Organic Consumers Association (O.C.A.) (Association des consommateurs des produits de l’agriculture biologique aux Etats-Unis) a été publié le 30 octobre 2017 par l’OCA Environment & ClimateFair Trade & Social JusticePolitics & Globalization sous le titre suivant «  How Regenerative Food and Farming Can Reverse Rural Poverty and Forced Migration in the Americas’ » ; cet article est accessible ici : https://www.organicconsumers.org/essays/how-regenerative-food-and-farming-can-reverse-rural-poverty-and-forced-migration-americas

Photo - Des participants au Sommet des migrants au Guatemala -
L’un des débats les plus politisés aujourd’hui, en particulier aux États-Unis et en Europe, est la soi-disant « crise de l’immigration » ou soi-disant crise migratoire.

[Voir « Une « crise humanitaire » en Amérique centrale, selon MSF » 13 mai 2017 |Agence France-Presse | Actualités internationales – Source : http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/498735/migrants-d-amerique-centrale-une-crise-humanitaire-selon-msf

ainsi que « La crise migratoire bouleverse l’aide européenne en 2017 » - Par : Cécile Barbière | EURACTIV.fr – Source : https://www.euractiv.fr/section/aide-au-developpement/news/la-crise-migratoire-bouleverse-laide-europeenne-en-2017/ ].

Il y a environ 250 millions de migrants dans le monde (soit 3% des 7,6 milliards de personnes sur la planète Terre). Environ 20%, soit 47 millions d’entre eux, vivent aux États-Unis. En outre, 35 millions vivent en Europe.

[Voir l’accès à des articles sur les migrations humaines actuelles plus loin].


Rapports d’Inter Press News Service  : [voir vérification ici https://fr.wikipedia.org/wiki/Inter_Press_Service ]

Référence : Open or Closed Borders, or Something in Between ? - By Joseph Chamie Reprint - Joseph Chamie is an independent consulting demographer and a former director of the United Nations Population Division - Friday, November 3, 2017 - Development & Aid, Headlines, Human Rights, Migration & Refugees, Population, Poverty & SDGs, TerraViva United Nations | Analysis - Photo  : Refugees at the Greek-Macedonian border. Credit : Nikos Pilos/IPS - Source : http://www.ipsnews.net/2017/10/open-or-closed-borders-or-something-in-between/

Les récentes élections dans le monde ont clairement montré que le soutien public croissant aux candidats et aux partis politiques prônant la déportation des migrants et les mesures plus strictes visant l’immigration, y compris l’arrêt complet des migrants. Dans le même temps, l’opposition, les défis et la résistance aux déportations et aux restrictions de l’immigration sont devenus plus répandus, plus visibles et plus bruyants.

Aux États-Unis, Donald Trump a consolidé une base de soutien massive parmi les racistes blancs et les conservateurs en dénigrant à plusieurs reprises les 10 millions d’immigrés mexicains et centraméricains sans papiers comme « criminels et violeurs ». Trump a promis de construire un mur le long de la frontière mexicaine, d’une part, et d’expulser tous les « étrangers illégaux », y compris 800.000 « rêveurs » - des immigrants latino-américains qui sont venus aux États-Unis comme enfants et qui n’ont pas de papiers de citoyenneté américaine, d’autre part.

Trump et les défenseurs de la déportation de masse ne reconnaissent pas cette politique étrangère des États-Unis - en particulier l’échec de la guerre contre la drogue ; un soutien de longue date aux régimes politiques corrompus, à la police et aux forces militaires au Mexique et en Amérique centrale en général, d’autre part ; d’autre part, les soi-disant accords de libre-échange (ALENA et CAFTA) ont provoqué un appauvrissement systématique des petits agriculteurs et des habitants des milieux ruraux au sud de la frontière américaine, enflammant la violence des gangs et des cartels de la drogue, forçant des millions de personnes à entrer illégalement aux États-Unis.

Pendant ce temps, les immigrants qui travaillent sans citoyenneté ou qui travaillent aux États-Unis paient des milliards de dollars en impôts, renforcent les communautés immigrantes et à faible revenu, envoient chaque année des milliards de dollars d’envois de fonds (remesas) à leurs familles et à leurs communautés. Ils occupent souvent plusieurs emplois à la fois pour vivre correctement, ce qui stimule en même temps considérablement l’économie américaine, en particulier dans les secteurs de l’agriculture, de la transformation alimentaire, de la restauration, de la santé et de la construction, où le travail est pénible, difficile et dans lesquels les salaires sont bas.

Lors du récent sommet régional sur les migrants et les rapatriés qui s’est tenu à Quetzaltenango (Xela), au Guatemala, du 20 au 21 octobre 2017, une nouvelle solution prometteuse à la « crise de l’immigration » mondiale a émergé : la création de projets de développement économique locaux, basés sur la régénération * les pratiques alimentaires, agricoles et d’utilisation des terres cultivables.

[* Extraits d’un article de Wikipédia – « La régénération est la faculté d’une entité vivante (génome, cellule, organe, organisme, superorganisme, écosystème) à se reconstituer après destruction d’une partie de cette entité. La régénération peut concerner : des cellules, des organes ou des parties fonctionnelles de certains êtres vivants, comme (dans une certaine mesure) le foie chez la plupart des vertébrés, dont l’homme, des organismes animaux, végétaux, fongiques ou microbiens, des organismes simples animaux, qui se régénèrent généralement facilement (exemples : anémone, étoile de mer, hydre, ...), enfin des organismes simples (ou plus complexes) végétaux…

Régénération écologique - Article détaillé : Régénération naturelle.

Les écosystèmes peuvent généralement dans une certaine mesure et avec un certain délai également se régénérer, dans un processus dit de résilience écologique impliquant notamment les espèces pionnières (bactéries, algues, champignons et lichens, puis mousses et végétation pionnière, puis strates herbacée et arborée..) qui jouent en quelque sorte un premier rôle de stabilisation et cicatrisation du système après une perturbation. Une prairie scrappée ou brûlée par un incendie peut se régénérer en quelques années, alors qu’il faut plusieurs milliers d’années à une forêt tropicale humide pour retrouver sa composition antérieure.

Voir en particulier la Régénération forestière . Article complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9g%C3%A9n%C3%A9ration#R.C3.A9g.C3.A9n.C3.A9ration_.C3.A9cologique

L’alimentation et l’agriculture régénératrices constituent la nouvelle référence en matière d’agriculture et d’utilisation des terres cultivables, respectueuses de l’environnement et du climat à travers le monde. Un nombre croissant de dirigeants des secteurs de l’alimentation et de l’agriculture ont décrit l’agriculture régénérative comme la « prochaine étape » pour assurer convenablement à l’avenir l’alimentation et l’agriculture biologiques.

Les pratiques de régénération sont essentiellement des méthodes de production mettant en œuvre les techniques et les pratiques de l’agriculture biologique et de la perm culture qui excluent d’une manière générales les pesticides issus de la synthèse chimique, les semences d’OGM et les techniques en usage dans les fermes industrielles.

Les pratiques de régénération se concentrent sur : l’amélioration de la santé du sol, [par le maintien de la diversité biologique des organismes vivants qui s’y trouvent], à la rétention de l’eau et à la conservation des précipitations par diverses pratiques, et sur l’utilisation de la rotation des cultures, le passage à l’agroforesterie et le pâturage en rotation, planifié avec l’intention de séquestrer l’excès de carbone et ses émissions dans l’atmosphère.

Un nombre croissant de fermes et d’élevages régénératifs dans le monde démontrent comment les agriculteurs et les éleveurs peuvent restaurer la santé du sol, améliorer la nutrition et augmenter les rendements, tout en renforçant les systèmes alimentaires locaux et les pratiques traditionnelles (telles que la multiplication et la bonne conservation des semences), ainsi que l’élevage à petite échelle, l’autonomisation des femmes et des jeunes, une bonne alimentation par une restauration appropriée et le renforcement de la sécurité alimentaire ou souveraineté alimentaire des populations.

Les participants au Sommet des Migrants au Guatemala ont discuté comment un programme de subvention et de prêt de contrepartie transfrontalier « trois pour un » financé par des immigrés, des rapatriés, des citoyens et des municipalités locales, pourraient potentiellement fournir les ressources financières nécessaires à une transformation majeure des pratiques alimentaires, agricoles et d’utilisation des terres cultivables de ces pays d’Amérique.

Les dirigeants de l’alliance nouvellement formée, ‘Régénération Guatemala’, ont expliqué que la restauration du carbone et de la fertilité du sol, la conservation de l’eau, le captage des eaux pluviales et l’utilisation de la production céréalière biologique, l’agroforesterie et la régénération du bétail, pourraient faire du Guatemala un leader agricole dans la région.

En régénérant le système agricole guatémaltèque, le pays pourrait fournir à ses 16 millions de personnes des aliments d’un prix abordable, bien nutritifs et de haute qualité, ainsi que des emplois et un développement économique local, indispensables dans les campagnes et les zones urbaines avoisinantes, où la pauvreté et la criminalité sont un drame majeur.

[D’après Wikipédia, « Le Guatemala ou Guatémala3, en forme longue la République du Guatemala (ou du Guatémala), en espagnol (langue officielle) República de Guatemala, est un pays d’Amérique centrale entouré par le Mexique, le Belize, la mer des Caraïbes, le Honduras, le Salvador et l’océan Pacifique. Il fait partie de l’Amérique latine. Son nom vient du nahuatl Cuauhtēmallān, qui peut se traduire par « Lieu rempli d’arbres4 » et signifie peut-être « Pays des K’iche’ ». Sa monnaie nationale est le quetzal, faisant référence à l’oiseau sacré dont les Mayas utilisaient les longues plumes de la queue comme objets de luxe… » Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guatemala ].

Le Guatemala est une nation essentiellement rurale, autochtone et agricole, semblable à d’autres nations en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient, où la migration forcée est devenue un problème critique : 67% des citoyens guatémaltèques et la majorité des plus de deux millions d’immigrés guatémaltèques aux Etats-Unis (dont 75% sont susceptibles d’être expulsés par l’administration Trump) viennent de communautés rurales où la pauvreté, la malnutrition et la dégradation de l’environnement sont la norme.

Une situation similaire dans toute la région aux Amériques a conduit des millions de Mexicains, de Salvadoriens et d’habitants du Honduriens, au cours des dernières décennies, à l’exil forcé aux Etats-Unis et au Canada. Comme les participants au Sommet de Xela ont souligné maintes et maintes fois leurs compatriotes en exil forcé en El Salvador.

Norte (le Nord) serait heureux de retourner à leurs familles et communautés d’origine, si seulement il y avait des emplois et la stabilité sociale. Les plus de 1.500 délégués rassemblés à Quetzaltenango ont applaudi avec enthousiasme quand les orateurs ont souligné que la soi-disant révolution verte du Guatemala : l’utilisation massive de pesticides toxiques, d’engrais chimiques, de monoculture, d’OGM et du modèle agro-exportateur a eu un effet désastreux sur leurs communautés et nations d’origine.

La réaction était la même lorsque les conférenciers parlaient du modèle de la malbouffe / restauration rapide, représentées par Coca-Cola, McDonald’s, KFC et Burger King, et les soi-disant accords de libre-échange, y compris l’Accord de libre-échange nord-américain et avec l’Amérique centrale.

[[Voir plus loin en Annexe ; Les accords de libre-échange]->#MEHRACCORDS]


Les participants à la conférence représentant un large éventail de communautés autochtones, de petits agriculteurs, de coopératives agricoles, d’étudiants, d’activistes religieux, de défenseurs des droits des migrants et de « retornados » (immigrants revenus ou expulsés des États-Unis), ont approuvé avec enthousiasme l’idée d’utiliser des pratiques agricoles traditionnelles et régénératrices pour rétablir la sécurité alimentaire, la santé publique, la stabilité climatique et la prospérité rurale dans les zones pauvres du Mexique et d’Amérique centrale où la migration forcée est devenue la norme.

Comme le dit Reginaldo Haslett-Marroquin, des organismes Main Street Project et Régénération International, basés dans l’état du Minnesota aux Etats-Unis, en développant des systèmes pilotes d’agriculture régénérative, tels que le Poultry-Centered Regenerative Agriculture - Dr Mercola articles aux Etats-Unis et au Mexique, « on peut révolutionner les idées et les flux de capitaux dans les communautés rurales appauvries où les soi-disant pratiques de la révolution verte, à forte intensité de produits chimiques et d’énergie, ont échoué. (Journal La Hora 21 oct. 2017).

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Au-delà de la discussion sur le mur de Trump [Lire cet article : « On sait à quoi pourrait ressembler le mur de Trump entre le Mexique et les États-Unis : Pas trop haut pour éviter les tunnels, pas trop bas pour lui éviter d’être escaladé... « 27/10/2017 11:20 CEST | Actualisé 27/10/2017 12:03 CEST – Huffpost avec AFP – Source : http://www.huffingtonpost.fr/2017/10/27/on-sait-a-quoi-pourrait-ressembler-le-mur-de-trump-entre-le-mexique-et-les-etats-unis_a_23257984/ ] , les déportations massives et la discrimination raciste subie par des millions de Latinos sans papiers aux États-Unis, les participants au Sommet des Migrants ont répondu avec enthousiasme. « (’ Ici et là ’) pourraient se réunir et lever l’argent de départ » pour un nouveau système d’alimentation saine et d’une agriculture respectueuse du climat et économiquement viable.

J’ai appris au Sommet que les migrants guatémaltèques aux Etats-Unis renvoyaient déjà près de 7 milliards de dollars par an en transferts d’argent à leurs familles et à leurs communautés d’origine, soit deux fois le montant que reçoivent les agro-exportateurs guatémaltèques pour toutes leurs exportations de produits comme le café et les bananes. Les migrants salvadoriens envoient un montant similaire, tandis que les migrants mexicains renverront plus de 70 milliards de dollars à leurs communautés d’origine cette année.

L’acheminement d’un pourcentage stratégique de ces envois de fonds vers des projets d’agriculture régénérative communautaire, ainsi que la pression sur les gouvernements locaux et fédéraux pour qu’ils assortissent ces « remesas », puissent non seulement redonner espoir et vitalité à ces communautés rurales, mais également réduire considérablement le nombre de migrants.

Même les fans de la déportation massive de Donald Trump pourraient avoir du mal à rejeter ce type de financement transfrontalier « bootstrap » pour le développement économique local.

[Bootstrap : De boot et strap. « L’usage de ce mot pour désigner un chargement à partir de presque rien est traditionnellement expliqué par une allusion à l’exploit imaginé par l’auteur des aventures du Baron de Münchhausen, qui consistait à s’extraire d’un marécage en se tirant soi-même par les languettes de ses souliers », selon https://fr.wiktionary.org/wiki/bootstrap ].

Comme je l’ai expliqué aux participants à la conférence plénière finale, l’agriculture régénérative n’est pas une invention des agriculteurs biologiques et des éleveurs dans les pays du Nord ; c’est l’adaptation des anciennes pratiques agricoles, telles que le système traditionnel maya d’agroforesterie, l’agriculture avec des espèces associées ou « milpa » (maïs, haricots, courges et autres légumes), le compost naturel et la gestion holistique de la volaille et du bétail ce que l’on appelle maintenant l’agriculture régénérative, ou l’agriculture biologique régénératrice, qui a été pratiquée il y a des milliers d’années par des peuples mayas et indigènes à travers les Amériques.

[milpa : d’après Wikipédia : « La technique agricole mixte de cultures complémentaires, dite des trois sœurs, représente les trois principales cultures pratiquées traditionnellement par diverses ethnies amérindiennes d’Amérique du Nord et d’Amérique centrale : la courge, le maïs et le haricot grimpant (habituellement le haricot tépari ou le haricot commun)1. La culture conjointe de ces trois plantes compagnes présente plusieurs avantages qui profitent à la culture de chacune. Les plants de maïs servent de treille aux haricots grimpants, et les haricots fixent l’azote bénéfique à la croissance du maïs2,3,4. De plus, le maïs et le haricot forment une paire alimentaire de base qui fournit tous les apports nécessaires en acides aminés essentiels. Cette technique d’agriculture a une place importante dans plusieurs mythologies amérindiennes… » Photo - Association courge-haricot-maïs dans lamilpaamérindienne. Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_s%C5%93urs_(agriculture) ].

Les Mayas ont survécu et ont prospéré en harmonie avec la Terre - sans pesticides, sans engrais chimiques, sans OGM ni sans confinement d’animaux concentrés sue tout petit espace. Ils se nourrissaient tout en maintenant un bon cycle du carbone (un équilibre entre le CO2 dans l’atmosphère et le carbone dans le sol et les forêts) et un environnement biologiquement sain et diversifié. Notre mission aujourd’hui en tant que « régénérateurs » dans les Amériques et dans le monde est de re-capturer, de rétablir et d’étendre ces pratiques traditionnelles. [Voir l’article « Project Update by the Rolex Awards ; Anthropologist challenges traditional view of Maya civilization - Anabel Ford, 2000 Laureate - february 26, 2016 – Source : http://blog.rolexawards.com/2016/02/anthropologist-challenges-traditional-view-of-maya-civilization/ ].

Notre mission aujourd’hui, en tant que « régénérateurs » dans les Amériques et dans le monde, est de re-capturer, de rétablir et d’étendre ces pratiques traditionnelles. Nous devons les modifier pour qu’elles correspondent aux conditions écologiques et économiques spécifiques dans nos pays et dans nos collectivités locales. De cette manière, nous pouvons régénérer le sol, améliorer considérablement les rendements et la qualité des aliments, restaurer la santé publique, éliminer les pressions qui provoquent la migration forcée et, surtout, piéger et séquestrer suffisamment de carbone de l’atmosphère grâce à une photosynthèse améliorée, au reboisement pour inverser le réchauffement de la planète et la perturbation du climat.

Au-delà du rêve encore utopique d’ouvrir les frontières, les Guatémaltèques et les communautés autochtones ont commencé à discuter concrètement de ce que nous pouvons faire maintenant pour atténuer et finalement mettre un terme aux migrations forcées. Nous leur devons, ainsi qu’à nous-mêmes, de faire passer la discussion sur la ’crise de l’immigration’ : non pas de parler des murs à construire et de la déportation, mais d’aborder les sujets tels que la solidarité et la régénération par-delà les frontières.

Plateforme de traduction en français : Lutter contre le réchauffement climatique. Alimenter le monde. “Si vous n’avez jamais entendu parler du potentiel incroyable de l’agriculture régénératrice et des pratiques agricoles afin de retenir naturellement une masse importante de CO2 dans les sols et les forêts, vous n’êtes pas le/la seul(e) dans ce cas. Un des secrets les mieux gardés d’aujourd’hui est que la solution au réchauffement et à la crise climatique (ainsi que la pauvreté et la détérioration de la santé publique) repose juste sous nos pieds et dans nos assiettes” - Ronnie Cummins, directeur international de l’OCA et de Régénération International - Veuillez partager ce site avec votre famille et vos amis afin de soutenir nos efforts en termes d’éducation mondiale : FacebookTwitterEmail

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Accès à des articles sur les migrations actuelles et les réfugiés

Déclaration conjointe - Relever le défi de la migration et de l’Asile - Présidence de la République Française - Publié le 28 Août 2017 - Rubrique : Egalité et droits de l’Homme, International, développement et francophonie. Écouter le tete officiel Résultat de recherche d’images pour ’drapeau france’- Source : http://www.elysee.fr/declarations/article/declaration-conjointe-relever-le-defi-de-la-migration-et-de-l-asile/

Réfugiés et migrants https://refugeesmigrants.un.org/fr Droits d’auteur © 2017 Organisation des Nations Unies Accueil

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Réfugiés climatiques, la crise du siècle

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15 nov. 2016 - Selon les estimations de l’ONU, 250 millions de personnes, seront, d’ici 2050, forcées de s’exiler à cause des bouleversements du climat.

Bientôt 250 millions de ’réfugiés climatiques’ dans le monde ? - L ...

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1 nov. 2015 - L’ONU prévoit 250 millions de réfugiés climatiques dans le monde en 2050. Ils sont déjà des millions, d’après les données recueillies par ...

Réfugié écologique — Wikipédia

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Les réfugiés climatiques ou écologiques ou écoréfugiés sont une catégorie de réfugiés .... Les difficultés à offrir une protection juridique aux migrants à titre de réfugiés climatiques sont mises en évidence dans la cause Ioane Teitiota c.

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28 sept. 2017 - Réfugiés climatiques, Somalie, juillet 2011• Crédits : Roberto Schmidt - ... 2017 bat déjà tous les records en matière de migrations climatiques ...

Migrants climatiques : les réfugiés du siècle - France 24

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4 janv. 2016 - Parmi les 60 millions de réfugiés ou déplacés dans le monde, difficile d’estimer la part de migrants climatiques. Ils ne sont couverts par aucune ...

La Nouvelle-Zélande veut instaurer un visa pour réfugiés climatiques

FRANCE 24 ·

Migrants climatiques : les réfugiés du siècle - France 24

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Planetoscope - Statistiques : Nombre de réfugiés climatiques dans le ...

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Qui sont les réfugiés climatiques ? - Francetv Éducation

education.francetv.fr › Développement durable › Première - 23 nov. 2016 - Climat et réchauffement climatique expliqués par Anny Cazenave ... Focus sur des migrants d’un genre nouveau : les réfugiés climatiques.

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Annexe ; Les accords de libre-échange

CETA, TTIP, TTP... : les accords de libre-échange reconfigurent l’espace mondial

14/02/2017 – Documentation France Culture - Camille Renard

Cartes | Le Parlement européen a ratifié ce 15 février 2017 le CETA, l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada. Comme celui-ci, le TTIP/TAFTA est contesté. Quant au TTP, les Etats-Unis viennent de s’en retirer. Derrière ces acronymes se cachent des enjeux géopolitiques majeurs. La preuve en six cartes.

Schéma - La reconfiguration de l’espace mondial par des accords de libre-échange en cours de négociation • Crédits : Camille Renard - Radio France

Ce mercredi 15 février 2017, le Parlement européen a ratifié le CETA, l’accord de libre-échange entre l’Union et le Canada. Le 23 janvier, Donald Trump signait le retrait des États-Unis de l’Accord de partenariat transpacifique (TPP). Quant au TTIP, ou TAFTA, qui doit créer la plus grande zone de libre-échange au monde entre les Etats-Unis et l’Union européenne, il sera probablement renégocié sous la prochaine administration américaine. Derrière la forêt des acronymes de ces ’mégazones’ de libre-échange, se cachent des enjeux géopolitiques majeurs, comme le présentent ces six cartes.

1- Les accords actuels ne passent pas les océans

Schéma - Les 3 principales zones de libre-échange régionales • Crédits : Camille Renard - Radio France

Les trois principales zones de libre-échange actuelles sont réparties sur trois continents. Pour chacune d’elles sont représentées sur la carte la part représentée dans le PIB mondial, et la part dans la population mondiale.

  • L’Aléna, est ratifié en 1994 par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.
  • L’Union européenne, dont la zone de libre échange était prévue par le Traité de Rome, en 1957. L’union douanière est accomplie en 1968 et le marché commun, établi par l’Acte unique européen (1986), l’est à partir de 1990.
  • L’Asean, ou l’Anase en français pour ’Association des nations de l’Asie du Sud Est’, créée en 1967. Dix Etats sud-est asiatiques y sont représentés : Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie, Cambodge. Au cours des années 2000, cette zone de libre-échange a elle-même contracté des accords avec six autres pays, dont la Chine, le Japon, et la Corée du Sud, ce qu’on appelle ’Asean +3’.
    2 - L’OMC en échec

Schéma - La carte des 164 Etats membres de l’OMC• Crédits : Camille Renard - Radio France

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) est fondée en 1995, faisant suite au GATT. Les blocages actuels pour que ses 164 Etats membres trouvent des accords commerciaux globaux conduit des leader régionaux à organiser de vastes zones de libre-échange, d’échelle intermédiaire entre les zones continentales présentées ci-dessus, et un accord mondial.

A ECOUTERLe protectionniste président Trump et le libre-échange’, et ’États-Unis-Europe. Le sort du traité de libre-échange transatlantique’ Les Enjeux internationaux

Ces accords de grande ampleur sont en cours de négociation à l’heure actuelle, et font face à plusieurs obstacles : des opposants aux mesures libre-échangistes qu’ils comportent (nivelage par le bas des normes sociales, sanitaires et environnementales, mise en place de tribunaux d’arbitrage privés...), mais également la politique protectionniste du nouveau président des Etats-Unis, qui a retiré son pays de l’Accord de partenariat transpacifique (TTP), et semble vouloir laisser mourir le TTIP négocié avec l’Union européenne. Donald Trump préférerait à ces accords multilatéraux des ’deals bilatéraux’, basés selon Sébastien Jean, économiste au CEPII, sur des rapports de force. Quoi qu’il en soit de la suite de ces négociations, il reste intéressant de voir comment ces traités reconfigurent l’espace mondial, et comment ceux d’entre eux qui vont aboutir pourraient mettre en évidence des équilibres géopolitiques nouveaux, du côté de l’Asie et du Pacifique en particulier.

A ECOUTERTraités, échanges mondiaux : le grand remue-ménage’, L’Economie en questions

3- Le partenariat régional asiatique

chéma La carte du ’Regional comprehensive economic partnership’• Crédits : Camille Renard - Radio France

Les dix pays membres de l’Aséan ont depuis les années 2000 mis en place des accords avec six autres pays : L’Aséan + 3 - Chine, Japon, Corée du Sud, et des membres additionnels : Australie, Nouvelle-Zélande, Inde. Ces 16 pays souhaiteraient fusionner ces différentes zones en une seule, le RCEP, pour ’Regional comprehensive economic partnership’. Les négociations sont ouvertes depuis 2013.

4- L’Accord de partenariat transpacifique, ou la volonté de neutraliser la Chine

Schéma - L’accord de partenariat transpacifique • Crédits : Camille Renard - Radio France

Pour contrebalancer l’influence normative, économique, commerciale, et politique du RCEP et de la Chine en Asie, l’administration Obama a œuvré pendant huit années à la mise en place d’une zone de libre-échange transpacifique. Les 12 pays signataires en 2016 - Australie, Brunei, Canada, Chili, Etats-Unis, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, Vietnam - représentaient 40% du PIB mondial, et un tiers des échanges commerciaux. La politique d’endiguement de l’influence chinoise en Asie, notamment par le biais du pouvoir normatif intégré dans ces accords commerciaux de nouvelle génération, est abandonnée par Donald Trump le 23 janvier 2017 : un décret met fin à la participation américaine. L’avenir de l’accord sans les Etats-Unis est à l’heure actuelle en suspens, si ce n’est compromis.

5- TTIP et CETA : l’Europe veut contrebalancer la tendance de l’Amérique vers le Pacifique

Schéma - La carte du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP)• Crédits : Camille Renard - Radio France

Sur le versant atlantique du monde, deux traités viendraient contrebalancer l’orientation du continent américain vers le Pacifique. L’Union européenne est impliquée dans deux négociations d’accords multilatéraux : l’un avec les Etats-Unis, que Donald Trump semble vouloir laisser tomber dans l’oubli, le ’Partenariat transatlantique pour le commerce et les investissements’ - TTIP ou TAFTA. L’autre avec le Canada, le CETA, pour ’Comprehensive Economic and Trade Agreement’, négocié depuis cinq ans, et que le Parlement européen a ratifié ce 15 février.

A LIRETraité de libre-échange transatlantique : un coup d’arrêt ?

Schéma - La carte de l’Accord économique et commercial global (CETA)• Crédits : Camille Renard - Radio Franc Camille Renard

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L’Unesco dans le nouvel ordre mondial (1/4) : Une institution politique malgré elle

Source ; https://www.franceculture.fr/geopolitique/ceta-ttip-ttp-les-accords-de-libre-echange-reconfigurent-lespace-mondial

Source française ; Accords de libre-échange.

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Annexe – Nos contributions sur les divers modes d’agricultures alternatives

De nombreux articles sur l’agriculture durable, l’agroécologie, etc … ont été postés sur le site ISIAS et son accessibles à partir d’ici : http://www.isias.lautre.net/spip.php?page=recherche&amp ;recherche=agro%C3%A9cologie

Nos contributions sur l’agriculture en milieu aride, l’agriculture urbaine et périurbaine, l’agriculture biologique, etc… sont accessibles à partir d’ici : http://www.isias.lautre.net/spip.php?page=recherche&amp ;recherche=agriculture+biologique

Sur les migrations, nous suggérons ces articles également postés sur le site ISAS :

’Passer des grandes migrations historiques à la crise migratoire contemporaine en Europe’, dossier de Jacques Hallard, jeudi 10 novembre 2016 par Hallard Jacques - français

’Comment les êtres humains ont peuplé le globe Revue de l’année 2016 : les études génétiques offrent de nouvelles perspectives sur les migrations humaines à partir de l’Afrique’, par Bruce Bower, mercredi 11 janvier 2017 par Bower Bruce - français

’Les êtres humains pourraient avoir pris plusieurs chemins différents pour passer en Amérique contrairement à ce que nous pensions’ par Thomas Sumner, samedi 5 novembre 2016 par Sumner Thomas - français

’Se repérer et (re)découvrir l’espace géographique des rives de la Mer Méditerranée : Maghreb et Machrek’ par Jacques Hallard samedi 7 janvier 2017 par Hallard Jacques - français

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Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant /11/2017

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Agriculture Migrations How Regenerative Food and Farming Can Reverse Rural Poverty and Forced Migration in the Americas French version.2

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti,

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