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"Les vers de terre trop envahissants peuvent porter préjudice aux érables blancs à sucre en Amérique du Nord" par Sarah Zielinski

Traduction et compléments de Jacques Hallard
samedi 4 novembre 2017 par Zielinski Sarah



ISIAS Ecologie
Les vers de terre trop envahissants peuvent porter préjudice aux érables blancs à sucre en Amérique du Nord
L’article d’origine de Sarah Zielinski (Photo) a été publié le 30 août 2017 par Science news Animals, Plants, Ecology, Wild Things ; sous le titre « Invasive earthworms may be taking a toll on sugar maples  » ; il est accessible sue ce site : https://www.sciencenews.org/blog/wild-things/invasive-earthworms-may-be-taking-toll-sugar-maples

Les vers de terre sont bons pour le sol, lorsque l’écosystème a évolué avec les vers. Mais lorsque les vers de terre sont des nouveaux arrivants, comme dans les bosquets des érables à sucre dans la région des Grands Lacs, les envahisseurs peuvent causer des problèmes. (Benketaro /CC-BY 2.0) ?

[Selon Wikipédia, « Le sous-ordre des Lumbricina, regroupe l’ensemble des vers de terre, soient treize familles et plus 6 000 espèces décrites (et des Haplotaxida très nombreuses non encore connues, surtout dans les régions tropicales). La géodrilologie est la branche de la zoologie dont l’objet est l’étude des vers de terre. Le ver de terre est un animal fouisseur qui contribue au mélange permanent des couches du sol1. Sa diversité spécifique et génétique, son activité et son écologie en font un acteur majeur dans la structuration et l’entretien des propriétés physiques des sols, dont leur capacité à retenir et épurer l’eau2 et dans la qualité du fonctionnement des agroécosystèmes3. Il existe dans le monde quelques espèces semi-aquatiques (qui respirent périodiquement de l’air en surface au moyen d’un siphon) ou subaquatiques (une seule en Europe : Criodrilus lacuum)… »

Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lumbricina ].

Les vers de terre sont parfaits pour le sol, pense-t-on en général. Eh bien, pas toujours. Dans les endroits où il n’y a pas eu de vers de terre depuis des milliers d’années, les vers étrangers peuvent faire des ravages dans les sols. Et cela peut causer une cascade de problèmes La preuve est que les vers de terre envahisseurs dans les Grands Lacs, notamment vers le Lac Supérieur, peuvent endommager les érables à sucre de la région.

[D’après Wikipédia, « L’érable à sucre ou érable franc (Acer saccharum) est une espèce d’arbres nord-américains de la famille des acéracées, qui peut vivre jusqu’à 250 ans. Sa feuille apparaît sur le drapeau du Canada et il est l’arbre officiel des États de New York, du Vermont, de Virginie-Occidentale et du Wisconsin aux États-Unis. L’arbre est reconnaissable par son feuillage jaune, orangé et rouge en automne et est très apprécié pour sa sève, qui sert à faire le sirop d’érable1.. » Article complet à lire sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89rable_%C3%A0_sucre ].

Il y a des vers de terre indigènes en Amérique du Nord, mais pas dans les régions qui ont été couvertes des glaciers pendant l’ère glaciaire. Une fois que la glace a fondu, les êtres vivants sont revenus. Les vers de terre ne bougent pas rapidement et, même après 10.000 ans, ils n’ont fait seulement que de petites incursions vers le nord.

Les êtres humains apportent accidentellement des vers adultes ou des œufs dans le sol ; lorsqu’ils sont collés à des voitures ou à des camions. Et les vers se sont installés au nord de la forêt boréale de l’état de l’Alberta.

Les vers de terre « ne sont pas censés être dans certains de ces domaines », explique Tara L. Bal, une spécialiste en santé forestière de l’Université technologique de l’état du Michigan à Houghton. « Dans un jardin, ils sont bons », note-t-elle. Ils aident à mélanger le sol. Mais ce n’est pas une bonne chose dans une forêt du nord où le sol s’est concentré et stratifié, et tendant à se retrouver seulement dans la couche supérieure près de la litière. « C’est ce à quoi les arbres ont localement été habitués », dit Tara Bal. Les érables à sucre, qui ont des racines menues pour obtenir leur nourriturer. Mais les vers mélangent et retournent les sols et enlèvent cette couche riche en nutriments.

stressed sugar maple
La photo montre des branches mortes sur un érable à sucre et indique que l’arbre est soumis à une sorte de stress. Courtesy of T. Bal

Tara Bal n’a pas commencé l’étude des vers de terre dans les montagnes du nord. Elle et ses collègues ont été amenés à répondre à un problème que connaissaient bien les producteurs de sucre récolté sur les érables à sucre. Certains arbres ont été stressés. Ils connaissaient ce qu’on appelle le dépérissement : ils meurent, tombant puis repoussent. C’est inquiétant parce que si une partie de l’arbre disparaît, « C’est l’amorce d’une lente spirale », dit Tara Bal. Et « tout l’arbre finit par mourir ».

Pour leurs travaux de recherche, les chercheurs ont recueilli des données sur les arbres et tout ce qui pouvait être vu, du type de sol à la pente des terres et aux insectes. Ils ont montré dans les arbres observés dans 120 parcelles situées dans le Michigan, le Wisconsin et le Minnesota, aux Etats-Unis. Ils ont comparé les arbres qui étaient sur les terres des producteurs avec ceux poussant sur des terres publiques, pensant que la façon dont les arbres étaient gérés, pourrait avoir un certain effet.

« Lorsque les chercheurs ont analysé les données, ce fut la même chose que ce sur quoi les gens continuaient à revenir sans cesse, à savoir l’état du sol de la forêt », dit Tara Bal. « Cela est tout à fait lié à la présence de vers de terre ». Ils ne sont pas allés faire des recherches sur les vers, mais ceux-ci pouvaient voir de leur côté des signes dans la quantité de carbone présent dans le sol et dans les changements apportés à la couverture du sol.

Les fleurs sauvages, par exemple, ont été remplacées par des graminées et des carex, selon le rapport publié rapporté le 26 juillet 2017 dans la revue scientifique ‘Biological Invasions’.

[Selon Wikipédia, « Carex est un genre de plantes de la famille des Cyperaceae. Ses espèces sont appelées communément en français carex ou laîches ; beaucoup croissent dans les zones humides et lieux humides (landes, mares forestières...), dans les régions froides à tempérées. Ce sont des plantes à feuilles souvent coupantes, à tiges souvent de section triangulaire. Les fleurs sont groupées en épis ; on distingue parfois des épis mâles et des épis femelles, sur la même plante.. » Article complet sur ce site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Carex ].

Cependant, même si les érables à sucre ont été un succès dans le passé, il pourrait y avoir une augmentation des dégâts, dit Tara Bal. Ces arbres sont parfois cultivés avec de rares autres types d’arbres autour. Un tel bosquet, peu varié en essences, est naturellement moins résistant aux changements climatiques et aux conditions météorologiques extrêmes. Des érables à sucre installés avec d’autres sortes d’arbres pourraient donner lieu à une forêt plus saine et plus résiliente à l’avenir, dit Tara Bal.

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Traduction, compléments entre […] et liens hypertextes de Jacques Hallard, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 03/11/2017

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Fichier : ISIAS Ecologie Invasive earthworms may be taking a toll on sugar maples French vrsion.3

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