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"La transition énergétique à travers des comparaisons de quelques propositions émanant de personnes politiques" par Jacques Hallard

jeudi 25 mai 2017 par Hallard Jacques




ISIAS Politique Climat Energie
La transition énergétique à travers des comparaisons de quelques propositions émanant de personnes politiques
Jacques HALLARD, Ing. CNAM – Site ISIAS – 23/05/2017.


Introduction

Pendant la campagne des élections présidentielles 2017 en France, le climat [voir aussi « Le climat de la Terre  » ; une animation du CNRS] et les énergies renouvelables ont été plus ou moins abordés selon les partis et mouvements politiques et les candidats en présence. A cette occasion, certaines contributions ont traité de façon approfondie et détaillée le sujet brûlant et crucial de la transition énergétique d’une manière générale.

Le défi climatique est l’un des plus importants à relever pour les dirigeants mondiaux et en particulier pour le nouveau président français Emmanuel Macron. Voir par exemple l’article « Energie : les défis du président Macron  » - Auteur : Patrice Geoffron / professeur à l’université Paris Dauphine Le 17/05 à 06:00Mis à jour à 09:56 - Photo : La transition énergétique demande une meilleure coordination européenne. - SIPA - LE CERCLE/POINT DE VUE.

« Le nucléaire représente 77% de la production d’électricité en France. Emmanuel Macron veut descendre cette part au niveau de 50% d’ici 2025, comme prévu par la Loi de transition énergétique pour la croissance verte, [parue au Journal Officiel de la République française du 18 août 2015], mais est-ce possible ? Et quid des énergies fossiles  ? »

Lire l’article complet sur https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/0212087570617-energie-les-defis-du-president-macron-2087391.php#wDLpz0dJGp2imhDi.99

L’annonce du nouveau gouvernement de la France a été attendue avec une grande impatience et certaines craintes par beaucoup de citoyens à travers le pays. Voir les nominations sur ce document officiel : GouvernementCompte certifié @gouvernementFR - #GouvernementPhilippe Sur la proposition du Premier ministre @EPhilippe_LH, le Président de la République @EmmanuelMacron a nommé 18 ministres et 4 secrétaire d’état. Vor toutes les informations des portefeuilles ministériels sur le site : https://twitter.com/i/web/status/864877041052725250

La nomination la plus surprenante de ce gouvernement a certainement été pour beaucoup celle de Nicolas Hulot comme Ministre d’état, ministre de la Transition écologique et solidaire. C’est donc le moment de ‘re)lire en particulier le dossier, toujours d’actualité, de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme intitulée « Climat 10 fiches pour décrypter le défi climatique – Document ‘Fondation Nicolas Hulat pout la Nature et l’Homme’ - Publié le 23 novembre 2013. Retrouvez 10 fiches pour décrypter les enjeux climatiques dans cet outil pédagogique. Accompagné de visuels humoristiques, il regroupe les principales données du rapport du GIEC 2013 et permet de comprendre les évolutions actuelles et projetées du climat, ainsi que les répercussions sur nos sociétés et nos écosystèmes. 10 fiches pour décrypter le défi climatique - Septembre 2013 - format ZIP - 5.96 mo - TÉLÉCHARGER LE DOSSIER

Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme Espace Personnel Espace Presse Devenir entreprise partenaire Recherche La Fondation Penser la transition Passer à l’action Relayer les solutions Faire undon – Source : http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/10-fiches-pour-decrypter-le-defi-climatique

Cette nouvelle situation politique en France va devoir poursuivre et intensifier les actions à mener au niveau national, mais aussi européen et mondial, notamment à l’approche de la COP23 qui doit se dérouler à Berlin à la fin de l’année 2017 pour consolider et donner corps à l’ Accord de Paris’ sur le climat, adopté le 12 décembre 2015 et entré en vigueur le 04 novembre 2016. {{}}

Sur ce sujet, voir par exemple l’article « Environnement : Les quatre défis qui attendent Emmanuel Macron et Nicolas Hulot – Ecologie » - Cela commence organisée fin mai 2017 avec le G7 [Sommet du G7 de 2017] qui posera la question de l’avenir des Accords de Paris... Auteur Fabrice Pouliquen - Publié par ‘20minurtes.fr’ le 18/05/17 à 11h32 — Mis à jour le 18/05/17 à 11h32 - Photo : Emmanuel Macron en pleine campagne présidentielle au Salon de l’Agriculture, le 1er mars 2017. LIONEL BONAVENTURE/AFP.

« Les nombreuses attaques du Président américain Donald Trump ont mis sur la sellette les accords de Paris, principal legs du quinquennat de François Hollande en matière d’écologie ».

« Les questions du nucléaire en France et de l’isolation thermique de l’environnement seront aussi en jeu dans les cinq années à venir ».

« Le nouveau président a aussi promis des états généraux de l’alimentation à l’automne 2017, qui ont suscité beaucoup d’espoirs parmi les ONG environnementales… » -

© Copyright 20 Minutes - Article complet à retrouver sur le site suivant http://www.20minutes.fr/planete/environnement/2069383-20170517-environnement-quatre-defis-attendent-emmanuel-macron

La campagne des élections présidentielles 2017 a fait l’objet de programmes tout a fait pertinents qui resteront comme autant de contributions majeures pour la formation des citoyens et le débat démocratique (document officiel) sur le climat et les énergies.

Dans le présent dossier a usage didactique, nous rappelons cette notion de transition énergétique, étendue à l’écologie et à la solidarité dans le nouveau dispositif gouvernemental français, avec le portefeuille ministériel attribué à Nicolas Hulot..

Faisant suite au ‘Grenelle de l’Environnement’, la Loi de transition énergétique pour la croissance verte [point au 15 mai 2017] est rapportée à la suite, avant de mentionner les différentes propositions majeures et des comparaisons faites entre certains contributeurs sur la transition énergétique.

Seront ainsi passés successivement en revue des travaux sélectionnés, écrits et comparés par divers auteurs et diffusés à partir des principaux contributeurs suivants : Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, François de Rugy et Corinne Lepage.

Nous indiquons également in fine les accès à nos articles sur la transition énergétique qui ont été déjà été postés par ‘yonne lautre’ sur le site http://www.isias.lautre.net/ISIAS.

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Sommaire

1. (Re)découvrir la nécessaire transition énergétique avec Wikipédia et ENGIE

2. Présentation de la Loi de transition énegétique/écologique Documents officiels Image associée

3. Accès à d’autres articles traitant de la transition énergétique

4. La « planification écologique » de Jean-Luc Mélenchon, un sillon bien creusé Aurélie Delmas

5. Ecologie : Jean-Luc Mélenchon répond aux questions d’Hubert Reeves ‘Sciences et Avenir’

6. Benoît Hamon : 12 propositions pour une transition écologique Parti Socialiste

7. Hamon et Mélenchon : leurs programmes Environnement sont d’accord à 90 %. Par Lorène Lavocat (Reporterre)

8. Transition énergétique 100% d’énergies renouvelables en 2050 (France Insoumise)

9. Le programme d’Emmanuel Macron pour la transition énergétique. Par GreenUnivers

10. Quelques accès à des articles / transition énergétique selon Macron / ‘En Marche

11. Macron, Hamon, Mélenchon : qui est le plus ’vert’ ? Document ‘Europe1’.

12. Accès à des articles sur la transition énergétique d’après Yannick Jadot

13. Accès à des articles sur la transition énergétique d’après François de Rugy

14. Accès à des articles sur transition énergétique et nucléaire d’après Corinne Lepage

15. Accès à nos articles sur la transition énergétique et postés sur le site ISIAS

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1.
(Re)découvrir la nécessaire transition énergétique avec Wikipédia et ENGIE

Enjeux · ‎Histoire du concept · ‎Situation par pays · ‎Pilotage (en France) de la ...

D’après Wikipédia, « La transition énergétique désigne une modification structurelle profonde des modes de production et de consommation de l’énergie. C’est l’un volet de la transition écologique. Elle résulte des évolution technologiques, des prix et de la disponibilité des ressources énergétiques, mais aussi d’une volonté politique des gouvernements et des populations, entreprises, etc. qui souhaitent réduire les effets négatifs de ce secteur sur l’environnement. Diverses institutions gouvernementales et ONG ont proposé des définitions et scénarios de transition énergétique. Les scénarios envisagés consistent souvent à passer du système énergétique actuel, reposant sur l’utilisation de ressources non renouvelables vers un mix énergétique basé principalement sur des ressources renouvelables. Cela implique des alternatives aux combustibles fossiles, ressources limitées et non renouvelables (aux échelles humaines de temps). La plupart des scénarios prévoient aussi de réduire progressivement le recours aux combustibles fissiles (matières radioactives telles que l’uranium et le plutonium), et de les remplacer par des sources d’énergies renouvelables pour la quasi-totalité des activités humaines (transport, industrie, éclairage, chauffage, etc.).

Une version de cette transition encourage des énergies moins émettrices de gaz à effet de serre sans renoncer à l’énergie nucléaire, considérant que le changement climatique sur lequel alerte le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est une priorité1.

La transition énergétique inclut aussi une réduction de la demande d’énergie obtenue notamment au moyen d’une amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments et des technologies, et par un changement des modes de vie. C’est donc aussi une transition comportementale et sociotechnique2, qui implique une modification radicale de la politique énergétique. Cette approche est notamment défendue par l’Öko-Institut et l’Association négaWatt.

En France, à la suite du Grenelle Environnement, un débat national décentralisé dans les régions a été lancé le 24 janvier 2012, piloté par le Conseil national du débat sur la transition énergétique, pour aboutir à un projet de loi retravaillé depuis 20143 et une loi adoptée en juillet 20154… »

NB. Cette page a été modifiée pour la dernière fois le 25 avril 2017 à 22:57. Droit d’auteur : les textes sont disponibles sous licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions ; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les conditions d’utilisation pour plus de détails, ainsi que les crédits graphiques. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyez comment citer les auteurs et mentionner la licence.
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Lire l’article en entier sur le site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Transition_%C3%A9nerg%C3%A9tique

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Comprendre la transition énergétique en 7 questions - Engie

www.engie.com/innovation-transition...

La transition énergétique est un concept apparu il y a déjà plusieurs années, mais dont on peine encore parfois à saisir le sens concret… Lire la totalité à la source (voir titre).

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2.
Présentation de la Loi de transition énegétique/écologique Documents officiels

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Loi de transition énergétique pour la croissance verte - Document officiel

Publié le Mardi 13 décembre 2016

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) publiée au Journal Officiel du 18 août 2015, ainsi que les plans d’action qui l’accompagnent visent à permettre à la France de contribuer plus efficacement à la lutte contre le dérèglement climatique et à la préservation de l’environnement, ainsi que de renforcer son indépendance énergétique tout en offrant à ses entreprises et ses citoyens l’accès à l’énergie à un coût compétitif.

Ces outils seront à la disposition des citoyens, des entreprises et des territoires pour agir concrètement, pour donner du pouvoir d’achat en réduisant les factures d’énergie des ménages, pour améliorer la qualité de vie en protégeant mieux la planète et la santé publique, et pour saisir les opportunités de croissance, de compétitivité et d’emploi pour les industries existantes et les filières d’avenir.

Le contenu de la loi

La transition énergétique vise à préparer l’après pétrole et à instaurer un modèle énergétique robuste et durable face aux enjeux d’approvisionnement en énergie, à l’évolution des prix, à l’épuisement des ressources et aux impératifs de la protection de l’environnement.

Pour donner un cadre à l’action conjointe des citoyens, des entreprises, des territoires et de l’État, la loi fixe des objectifs à moyen et long termes :

  • Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 et diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2050 (facteur 4). La trajectoire est précisée dans les budgets carbone ;
  • Réduire la consommation énergétique finale de 50 % en 2050 par rapport à la référence 2012 en visant un objectif intermédiaire de 20 % en 2030 ;
  • Réduire la consommation énergétique primaire d’énergies fossiles de 30 % en 2030 par rapport à la référence 2012 ;
  • Porter la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation finale brute d’énergie en 2020 et à 32 % de la consommation finale brute d’énergie en 2030 ;
  • Porter la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % à l’horizon 2025 ;
  • Atteindre un niveau de performance énergétique conforme aux normes « bâtiment basse consommation » pour l’ensemble du parc de logements à 2050 ;
  • Lutter contre la précarité énergétique ;
  • Affirmer un droit à l’accès de tous à l’énergie sans coût excessif au regard des ressources des ménages ;
  • Réduire de 50 % la quantité de déchets mis en décharge à l’horizon 2025 et découpler progressivement la croissance économique et la consommation matières premières.
    La LTECV favorise une croissance économique durable et la création d’emplois pérennes et non délocalisables :
  • elle permet la création de 100 000 emplois à court terme (dont 75 000 dans le secteur de la rénovation énergétique et près de 30 000 dans le secteur des énergies renouvelables) et de plus de 200 000 emplois à l’horizon 2030 ;
  • le PIB devrait profiter des efforts réalisés à hauteur de 0,8% en 2020 et 1,5% en 2030.
    Les nouveaux outils de pilotage aux niveaux national et local

La LTECV rénove profondément les outils de gouvernance nationale et territoriale pour permettre une définition plus partagée des politiques et objectifs. Les moyens d’actions des collectivités territoriales sont clarifiés et renforcés

La LTECV prévoit l’élaboration d’une stratégie nationale bas carbone (SNBC), d’une programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et de plusieurs autres outils nationaux, prenant en compte la SNBC et la PPE : on peut citer notamment la stratégie de développement de la mobilité propre, annexée à la PPE, le plan de réduction des émissions de polluants atmosphériques, la stratégie nationale de recherche énergétique, la stratégie nationale de mobilisation de la biomasse.

Au niveau local, la LTECV renforce le rôle des collectivités pour mobiliser leurs territoires et réaffirme le rôle de chef de file de la région dans le domaine de l’efficacité énergétique en complétant les schémas régionaux climat air énergie (SRCAE) par des plans régionaux d’efficacité énergétique. Le PLTECV prévoit en outre que les plans climat air énergie (PCAET) qui intègrent désormais la composante qualité de l’air, sont recentrés uniquement au niveau intercommunal, avec un objectif de couvrir tout le territoire.

Les mesures phares

La LTECV couvre les différents domaines clés de la transition énergétique et contient de nombreuses mesures :

  • De rénovation du parc de bâtiments existants, notamment en profitant de la réalisation de travaux importants (réfection de toiture, ravalement de façade, aménagement de combles) pour améliorer significativement la performance énergétique ;
  • D’amélioration de la performance énergétique et environnementale des bâtiments neufs, en prévoyant que les constructions publiques doivent être exemplaires, ou en visant la promotion des bâtiments à énergie positive ou à haute performance environnementale ;
  • De développement des transports propres, notamment en fixant un objectif de 7 millions de points de recharge pour les voitures électriques en 2030, en imposant le renouvellement des flottes publiques par une proportion minimale de véhicules à faibles émissions, ou en permettant des mesures de restriction de la circulation dans les zones affectées par une mauvaise qualité de l’air ;
  • De lutte contre les gaspillages et de promotion l’économie circulaire, en particulier en visant le découplage progressif entre la croissance économique et la consommation de matières premières, en développant le tri à la source (notamment des déchets alimentaires et des déchets des entreprises) et les filières de recyclage et de valorisation (par exemple dans le secteur du bâtiment) ;
  • De développement des énergies renouvelables, notamment en simplifiant les procédures, en modernisant la gestion des concessions hydroélectriques (regroupement par vallées, création de sociétés d’économie mixte, nouveaux investissements) et le dispositif de soutien aux énergies électriques matures (mise en place du complément de rémunération) ;
  • De renforcement de la sûreté nucléaire, par exemple en augmentant la transparence vis-à-vis des commissions locales d’information, en renforçant les pouvoirs de contrôle et de sanction de l’ASN, ou en précisant le cadre réglementaire pour la poursuite de l’exploitation des installations nucléaires au-delà de 40 ans, leur mise à l’arrêt définitif et leur démantèlement ;
  • De simplification des procédures et de clarification du cadre de régulation, avec la mise en place d’un nouveau mode de calcul des tarifs réglementés de vente d’électricité, de mesures pour garantir la compétitivité des entreprises fortement consommatrices d’énergie, ou la limitation des délais de recours, la clarification des responsabilités des opérateurs, et la facilitation des raccordements en zone littorale pour les installations de productions d’énergie à base de sources renouvelables ;
  • De lutte contre la précarité énergétique, en créant en particulier le chèque énergie pour aider les ménages disposant de revenus modestes à payer leur facture.

Le parcours législatif Taper ici - Voir la version texte de l’infographie

Débat national sur la transition énergétique

Un grand débat national sur la transition énergétique, ouvert et citoyen s’est déroulé dans toute la France de novembre 2012 à juillet 2013. La synthèse des travaux du débat national sur la transition énergétique présente un très grand nombre d’éléments consensuels issus des débats entre acteurs, tout en faisant état des divergences demeurant à l’issue des travaux. Cette synthèse, qui prend en compte l’ensemble des travaux du Conseil, des débats territoriaux et du débat citoyen, a été soumise au Gouvernement lors de la 2ème Conférence environnementale en septembre 2013.

Le Comité d’experts pour la transition énergétique créé par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (article 177) a été mis en place le 14 octobre 2015, suite aux publications du décret n° 2015-1222 du 2 octobre 2015 relatif au comité d’experts pour la transition énergétique et de l’arrêté du 5 octobre 2015 portant nomination des membres du comité d’experts pour la transition énergétique.

Le comité, saisi par la ministre chargée de l’énergie, donne un avis sur les textes majeurs de la loi :

  • les projets de budget carbone et la stratégie bas carbone, ainsi que sur leur mise en œuvre.
  • les projets de programmation pluriannuelle de l’énergie du territoire métropolitain continental, de la Corse, de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, de Mayotte, de La Réunion et de Saint-Pierre-et-Miquelon ainsi que sur leur mise en œuvre.
    Il élaborera également une synthèse des schémas régionaux, du climat, de l’air et de l’énergie.

Le comité a produit les avis suivants :

  • 31 juillet 2016 : avis sur le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE)
  • 16 octobre 2015 : avis sur le projet de stratégie nationale bas carbone (SNBC)
  • 14 octobre 2015 : avis sur le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour la Corse

La mise en œuvre de la LTECV dans des délais resserrés a nécessité un travail réglementaire très important, avec de nombreux travaux de concertation avec les parties prenantes sur les textes d’application et une forte mobilisation des instances de consultation telles que le Conseil supérieur de l’énergie.

En novembre 2016, treize mois après la promulgation de la loi de transition énergétique pour la croissance verte (août 2015), la quasi-totalité des textes d’application est publiée :

  • 100% des 18 ordonnances (pour 55 habilitations) soumises au Conseil d’Etat, les ratifications étant également en bonne voie.
  • 98 % des décrets (sur un total de 162 mesures à prendre, regroupées dans 96 textes) ont été soumis au Conseil d’Etat, à la signature ou publiés.
    Les actions d’accompagnement

Sans attendre le vote final de la LTECV, plusieurs initiatives ont été lancées dès 2014 pour créer une dynamique d’action collective :

  • l’appel à manifestation d’intérêt « plateformes de rénovation énergétique de l’habitat » vise à la création de plateformes locales de la rénovation énergétique du logement privé, individuel comme collectif, en renforcement du service d’information et de conseil indépendant apporté par le réseau « Rénovation Info Service ». Les plateformes ont vocation à faciliter le passage à l’acte en offrant aux ménages, en complément des missions de conseil, un accompagnement technique et financier de leur projet.
  • l’appel à projets « territoires zéro gaspillage zéro déchets », lancé en juillet 2014, a permis de sélectionner décembre 2014 une première liste de 58 lauréats, complétée par une deuxième liste de 95 nouveaux lauréats en novembre 2015.
  • l’appel à projets « territoires à énergie positive pour la croissance verte », lancé en septembre 2014 a suscité un fort engouement des collectivités. Les lauréats (près de 400 territoires labellisés en novembre 2016) reçoivent une aide financière de 500 000 euros qui peut être renforcée jusqu’à 2 millions d’euros en fonction de la qualité des projets et de leur contribution aux objectifs inscrits dans la loi. Ces subventions doivent permettre de financer rapidement des projets qui contribuent efficacement à la baisse de la consommation d’énergie sur le territoire, à la production d’énergies renouvelables, à la mobilité durable, à la préservation de la biodiversité et à la mobilisation citoyenne.
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Qu’est-ce que la transition énergétique ?

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Définition, enjeux et chiffres clés. La transition énergétique est le passage d’un modèle économique fortement consommateur d’énergies à un modèle durable.

La transition énergétique pour la croissance verte

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26 avr. 2016 - La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte est une loi ’d’action et de mobilisation’ qui engage le pays ...

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28 mars 2017 - La lutte contre les ’passoires énergétiques’ ou logements mal isolés, a reculé avec l’entrée en vigueur de deux textes qui fixent des ...

Les enjeux de la transition énergétique

www.planete-energies.com/fr/medias/...

Qu’entend-on par transition énergétique ? Pourquoi est-elle nécessaire et comment y parvenir ? Chiffres clés et enjeux actuels dans cet article.

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4.
La « planification écologique » de Jean-Luc Mélenchon, un sillon bien creusé

Les mots de la campagne - Par Aurélie Delmas — 8 février 2017 à 09:52 - Jean-Luc Mélenchon, en 2014. Photo Romain Lafabregue. AFP

Le volet environnemental de la campagne du candidat de la France insoumise s’appuie sur une idée qu’il porte de longue date.

La « planification écologique » de Jean-Luc Mélenchon, un sillon bien creusé

La formule sonne comme un trait d’union, à la frontière entre l’antilibéralisme économique et les problématiques environnementales. De loin, en simplifiant un chouïa, on dirait qu’elle permet de positionner Mélenchon entre les rouges et les verts. « Nous voulons la planification écologique ! Si on ne planifie pas, on ne pourra pas organiser la transition », a répété Jean-Luc Mélenchon en meeting à Lyon, le 5 février. A la planification, qui renvoie à une vision centralisatrice, désuète et un peu autoritaire de l’économie, Mélenchon accole des critères environnementaux et sociaux.

Une idée mise en avant dès 2008

Lorsqu’il était socialiste, Mélenchon ne s’est jamais fait remarquer par ses positions anti-nucléaire et se classait parmi les productivistes. Mais l’expression n’est pas nouvelle dans la bouche du leader de la France insoumise qui s’est intéressé à l’écologie il y a plus longtemps qu’on le croit. « Tout le monde est prêt à comprendre que pour agir sérieusement et vraiment, une planification écologique est nécessaire », expliquait-il déjà en 2008au Congrès de Reims. Alors sénateur PS, il se dit convaincu qu’« aucune politique de développement durable n’est possible dans notre pays si ce secteur est dominé par les intérêts privés et leur logique de profit à court terme ».

L’année suivante – année où elle quittera justement les Verts pour rejoindre Mélenchon –, la députée Martine Billard dépose une proposition de loi, instaurant une planification écologique. « Il ne s’agit certes pas pour nous de chercher à ressusciter de ses cendres le défunt Gosplan soviétique ! », était-il précisé dans l’exposé des motifs. La proposition sera rejetée. Mais l’idée reste. En 2012, l’expression figure en bonne place dans le programme de campagne du Front de gauche.

Cinq ans plus tard, la planification écologique est logiquement devenue l’un des sept chapitres du livre-programme du mouvement, l’Avenir en commun. Considérant que « l’urgence écologique est une question fondamentale », Jean-Luc Mélenchon veut mettre en place un « changement global de notre façon de produire, d’échanger et de consommer, pour mener une vie en harmonie avec la nature dont nous sommes partie prenante ». « Pour sortir des énergies carbonées et nucléaires, on a besoin d’une politique très volontariste et très organisée. Il faut aller vite », justifie Martine Billard, sa collaboratrice en charge des questions écologiques, interrogée par Libération.

A lire aussi : Mélenchon sur les réserves naturelles des Verts

Un commissariat au plan écologiste

Concrètement, le programme de Jean-Luc Mélenchon prévoit d’inscrire dans la Constitution ce qu’il appelle la « règle verte », à savoir « ne pas prélever sur la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer ni produire plus que ce qu’elle peut supporter ». Par ailleurs, il entend faire adopter une « loi-cadre instaurant une planification écologique, démocratique et articulant les niveaux national et local ». Pour coordonner le tout, un Commissariat au plan écologiste serait instauré qui gérerait la fermeture des centrales nucléaires, la montée en puissance des énergies renouvelables, la baisse des énergies carbonées… Pour Martine Billard, il s’agit de ne pas « laisser le marché organiser cette bifurcation écologiste ». Pour rappel, le Commissariat général au plan, créé par le général de Gaulle et chargé de faire appliquer des plans quinquennaux, a existé en France jusqu’en 2006.

Dans le programme 2017, on retrouve certaines des anciennes idées de Mélenchon, qui utilise aussi le scénario envisagé par l’association NegaWatt : nationalisation des autoroutes, d’EDF (dont l’Etat est aujourd’hui actionnaire à 85%), et d’Engie (ex-GDF dont l’Etat détient 32,76%), objectif de 100% d’énergies renouvelables en 2050, isolation de 700 000 bâtiments chaque année, blocage de l’ouverture à la concurrence des TER d’ici 2023, création de 300 000 emplois agricoles, 300 000 autres dans l’économie de la mer, et 900 000 pour la transition énergétique...

Alors peut-on dire que la planification constitue une révolution ? Pas vraiment. Les accords pour le climat comme ceux de Paris, le protocole de Kyoto, ou la loi de transition énergétique fixent tous des objectifs à atteindre. Au fond, la plupart des grands objectifs de préservation des ressources relèvent d’une forme de planification qui ne dit pas son nom. Et si le choix sémantique qui fait écho à une organisation soviétique a pu susciter des critiques, Jean-Luc Mélenchon les balaie d’un revers de main. Il rappelait en octobre que « de Gaulle planifiait ! Et de Gaulle n’était pas un communiste le couteau entre les dents ».

Une question de vocabulaire ?

L’expression fait en tout cas partie des points de tension avec les écolos. « Ce n’est pas tant la référence soviétique ou communiste qui me heurte, mais plus la connotation très technocratique, une conception de l’organisation du territoire très jacobine ou colbertiste », décrypte pour Libération David Cormand, secrétaire général d’Europe Ecologie-les Verts (EE-LV), qui redoute la « confiscation de l’expertise des citoyens au profit des grands corps d’Etat ».

Deux modèles s’opposent : « Par exemple, sur la question de l’énergie nous favorisons une production locale et une distribution décentralisée à des lieux de production massive. Il faut partir du territoire et pas décréter de Paris », continue David Cormand, qui estime que « sans planification, il n’y aurait pas eu le nucléaire ou le diesel ».

Chez EE-LV, les deux échelles de référence sont l’Europe et les régions et « s’il doit y avoir une impulsion stratégique, elle doit se faire au-delà des Etats, dans une logique d’Europe des régions ». Candidat des écolos et eurodéputé, Yannick Jadot souligne ce désaccord. « Jean-Luc Mélenchon parle de planification écologique alors que je travaille depuis plus de vingt ans sur cette idée, qui, selon moi, ne marche que dans un cadre européen. Prenez le paquet climat-énergie, la directive sur les bâtiments, l’écoconception ou encore les émissions de CO2 des voitures… Il faut de l’Europe, de la décentralisation et de la démocratie à l’échelle internationale. Et là je suis en rupture avec Jean-Luc Mélenchon », expliquait-il dans les colonnes desEchos.

Martine Billard ne croit pas quant à elle qu’on puisse « tout résoudre en s’organisant du bas vers le haut ». « Si on avait le temps, peut-être. Mais on est dans l’urgence », répond-elle, en soulignant que les Verts avaient soutenu sa proposition de loi en 2009. Quant à la piste européenne, elle semble ne pas plus y croire. « En attendant, face à l’urgence climatique, on fait quoi ? On subit ? On attend comme Godot que l’Union européenne se dise ’bon sang mais c’est bien sûr, il faut rompre avec la concurrence libre et non faussée, pilier du traité de Lisbonne ?’ », tacle-t-elle sur son blog.

A ses yeux, les désaccords avec les Verts, « ce n’est pas qu’une question de vocabulaire, mais ils cherchent surtout des angles pour dire que Jean-Luc Mélenchon n’est pas écolo ». Le vocable, en revanche, ne semble pas gêner Nicolas Hulot, qui l’a même repris à son compte dans la Croix expliquant qu’« il faut une planification à cinq ans, dix ans et plus, impliquant l’ensemble de la société ». Mélenchon s’est d’ailleurs réjoui dans la capitale des Gaules « d’entendre parler de planification écologique ailleurs que dans nos rangs ». Un mot qui fait mouche, et pour cause, Corinne Morel-Darleux, secrétaire nationale à l’écologie du PG, décrivait en 2012 la planification écologique comme un « mot-obus ». « C’est une manière de frapper les esprits. Si on avait dit que le Front de gauche était pour le développement durable, tout le monde aurait répondu ’nous aussi’ », expliquait-elle à Mediapart.

Mais au-delà de la question de vocabulaire, « Mélenchon a une vision très incarnée et souverainiste de l’Etat. Ces divergences se retrouvent sur les langues régionales et la régionalisation. Mais on peut certainement les dépasser », ajoute David Cormand. A bon entendeur.

Aurélie Delmas

Retrouvez les résultats de la présidentielle par ville et par département et tous les résultats des scrutins précédents.

Source : http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/02/08/la-planification-ecologique-de-jean-luc-melenchon-un-sillon-bien-creuse_1546956

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5.
Ecologie : Jean-Luc Mélenchon répond aux questions d’Hubert Reeves

Article repris de ‘Sciences et Avenir’ -Auteurs : Rachel Mulot Chef du service Enquêtes au magazine Sciences et AvenirSciences et Avenir Politique - Azar Khalatbari Spécialiste de physique fondamentale et sciences de la Terre pour le magazine Sciences et Avenir- Le 28.03.2017 à 13h22 - Photo : Le candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon. c) Reuters

Climat, transition énergétique, aéroport de Notre-Dame-des-Landes : Jean-Luc Mélenchon, de La France Insoumise, répond aux questions adressées par l’astrophysicien Hubert Reeves aux candidats à l’élection présidentielle.

Le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon répond ici aux interrogations d’Hubert Reeves sur des problématiques environnementales. Vous pouvez aussi lire ses réponses aux questions soulevées par la physicienne Claudine Hermann, le médecin Jean-Claude Ameisen, le généticien Axel Kahn et le mathématicien Cédric Villani1. Jean-Luc Mélenchon développe ainsi ses propositions sur les robots et l’intelligence artificielle, la recherche et l’université, la santé comme la place des femmes dans les sciences.

Question d’Hubert Reeves  : Tout se passe dans cette campagne électorale comme si l’environnement n’était pas quelque chose de grave. La COP 21 a été un moment historique où 195 pays se sont mis d’accord sur un problème majeur, le réchauffement climatique. Comment comptez-vous poursuivre cette action ?

Réponse de Jean-Luc Mélenchon : La COP21 a suscité un espoir mais rien ne contraint les États à mettre en œuvre les mesures que contient le rapport. Ses objectifs sont par ailleurs insuffisants pour rester en dessous du seuil des 2°C d’augmentation moyenne des températures du globe. Pour tenir les engagements de l’accord de Paris, il faut une bifurcation radicale de nos modes de production et de consommation.

Cette transition écologique doit être pensée et organisée, c’est ce que nous appelons la planification écologique qui fait l’objet d’un livret programmatique disponible en ligne et qui est centrale dans notre programme. Nous créerons un commissariat national à la planification représenté dans les départements par les délégués territoriaux, chargé de mettre en œuvre la loi de planification élaborée après débat public.

“Nous commencerons par démanteler la centrale de Fessenheim”

Nous considérons que le modèle actuel du ’ tout-nucléaire ’ est une impasse : uranium importé, fragilité technologique, risques d’accident, problème des déchets... Cette source d’énergie doit donc être abandonnée. Pour autant, le parc nucléaire ne pourra fermer du jour au lendemain. Celui-ci doit être exploité dans des conditions optimales de sécurité jusqu’à la fermeture des centrales, ce qui implique notamment la limitation stricte du recours à la sous-traitance pour les activités ne pouvant être réinternalisées. L’ensemble des personnels de la filière seront assurés de conserver leur emploi, dans l’objectif d’assurer un haut niveau de compétence dans le démantèlement des centrales. Nous commencerons par démanteler la centrale de Fessenheim et abandonnerons l’opération ’ grand carénage ’ visant à prolonger la durée de vie des centrales au-delà de 40 ans. 17 centrales seront fermées durant le mandat. 

Avoir l’ambition de sortir du nucléaire actuel n’est en rien synonyme d’arrêt de la recherche sur le sujet : nous avons besoin de chercheurs travaillant sur la gestion des déchets nucléaires, le démantèlement des centrales, et la destruction des éléments à longue durée de vie impliquant des réacteurs de quatrième génération. En revanche, nous arrêterons de soutenir le projet irresponsable et coûteux de la construction de l’EPR de Flamanville.

Des scénarios démontrent qu’une production de 100 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2050 est possible. C’est le cas du scénario Négawatt pour l’ensemble du secteur énergétique et dans un système totalement indépendant, c’est-à-dire sans échange avec les autres pays. L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) propose également un mix 100 % renouvelable pour le secteur électrique à horizon 2050. Ces solutions menant à une véritable transition énergétique peuvent ainsi être déployées rapidement, à l’échelle d’une génération, et à grande échelle, dès lors qu’elles sont portées par une détermination politique.

Nous détaillons les mesures à prendre et notre calendrier dans le livret programmatique sur l’énergie téléchargeable en ligne, dont 10 mesures d’urgence. La création d’un pôle public énergétique basé sur la renationalisation des compagnies énergétiques (électricité, gaz, pétrole) en lien avec des coopératives locales de production et de consommation d’énergies renouvelables, nous apparaît indispensable pour mener à bien la transition, notamment pour reprendre la main sur la tarification énergétique. Nous stopperons la privatisation des barrages et lancerons un grand plan de rénovation et d’isolation thermique principalement pris en charge par l’état (700.000 logements devraient ainsi être isolés grâce au plan d’investissements de début de mandat).

“Nous aiderons les agriculteurs dans la conversion vers l’agriculture biologique”

Nous voulons également constitutionnaliser la règle verte, c’est-à-dire faire entrer dans la Constitution l’obligation, à l’échelle de la France, de ne pas prélever sur la nature plus de ressources renouvelables que ce qu’elle peut reconstituer, ni de produire plus que ce qu’elle peut supporter. Pour cela, nous voulons donc préserver la biodiversité et, à l’horizon 2050, atteindre l’objectif de 100 % d’énergies renouvelables, l’objectif zéro déchet, et diminuer par 4 les émissions de gaz à effet de serre.

Pour mener à bien ces politiques, nous créerons un pôle public de l’énergie, développerons les services publics de proximité, aiderons les agriculteurs dans la conversion vers l’agriculture écologique et biologique et créerons un pôle public bancaire au service des investissements socialement utiles et écologiquement soutenables.

Le modèle agricole productiviste actuel et le système alimentaire qui l’accompagne ne répondent plus à l’intérêt général, que ce soit sur les plans économique, social, écologique ou de santé publique. Au contraire, ce modèle détruit tout : l’écosystème, la santé des consommateurs et celle des paysans. Nous plaidons pour la mise en place d’une agriculture écologique et paysanne répondant à l’intérêt général, comme détaillé dans notre programme et dans le livret correspondant, c’est-à-dire garantissant des produits nutritifs pour tous et toutes sans production de déchets nocifs, respectant l’environnement, la santé des agriculteurs et des consommateurs.

Pour cela, nous lutterons contre la surproduction en réintégrant une diversité de cultures dans les territoires, nous viserons une conversion progressive de l’ensemble de l’agriculture vers les principes du bio et de l’écologie (absence de pesticides, d’engrais de synthèse et d’OGM). Nous voulons une agriculture paysanne à taille humaine assurant aux agriculteurs une rémunération correcte.

Question de Hubert Reeves : Reviendrez-vous sur l’autorisation de construction de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes ?

Réponse de Jean-Luc Mélenchon : Nous stopperons le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes tout comme l’ensemble des grands projets inutiles.

1 Depuis le débat avec Emmanuel Macron, Cédric Villani a officialisé sur l’antenne de RTL le 10 mars 2017 son soutien à la candidature de l’ancien ministre de l’Economie.

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Source : https://www.sciencesetavenir.fr/politique/presidentielle-jean-luc-melenchon-repond-a-hubert-reeves-sur-l-environnement_111544

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6.
Benoît Hamon : 12 propositions pour une transition écologique

Parti Socialiste, mercredi 30 novembre 2016

La question écologique est inséparable de la question sociale.

Depuis plusieurs décennies, malgré les cris d’alarme des scientifiques et de la société civile, malgré quelques réussites comme la COP 21, nous maintenons en France une certaine tolérance aux dégâts que nos comportements causent sur notre environnement, notre santé et notre cadre de vie. Nous continuons d’accepter que des industries polluent nos mers et notre air avec leurs déchets toxiques, que notre eau soit privatisée, et que des pesticides empoisonnent notre alimentation. Procrastination, inertie ou complicité avec ceux qui souhaitent que surtout rien ne change, les raisons varient : quoi qu’il en soit, nous sommes tous collectivement responsables de cette inaction.

Nous ne pouvons pas continuer de fermer les yeux. C’est notre responsabilité, à nous progressistes de gauche, de voir que cette tolérance coupable profite toujours aux mêmes, à celles et ceux qui pourront maintenir leur cadre de vie en dépit de tout, et qui continuent de tirer bénéfice de notre inconscience. Surtout, à nous de dire que le prix à payer est trop lourd, et qu’il est trop souvent payé par les plus fragiles d’entre nous.

Les inégalités en ce domaine sont criantes. Maladies chroniques, infections pulmonaires, accidents cardio-vasculaires : ce sont les plus pauvres qui sont les plus exposés aux risques associés à la dégradation de l’environnement et de nos modes de vie. Plus nombreux à habiter près des sources de pollution, dans des logements mal isolés, loin des centres de soins et des moyens efficaces de prévention, ce sont eux qui respirent le plus de particules fines et qui peinent à s’offrir une alimentation de qualité, sans OGM ni pesticides. La prise de conscience que nous observons dans la société ne peut pas se limiter à un effet de mode : elle doit transformer profondément notre vision.

La gauche ne devrait pas avoir à choisir entre la protection de notre planète et le progrès social. En protégeant nos concitoyens des pollutions de l’air, de l’eau et des sols, nous protégeons leur cadre de vie, leur santé et l’avenir de leurs enfants. Cela vaut pour tous, mais en particulier pour les plus démunis. Ce combat doit être mené de front avec celui que nous mènerons pour faire émerger un nouveau modèle de développement, plus tempérant et plus respectueux des hommes et des communs (océans, biodiversité), plus économe en énergies et en ressources, et fondé sur l’économie de partage.

Voici les propositions visant à accomplir cette transformation :

Proposition 1

Lancer une grande conférence nationale Écologie - Prévention - Protection - Santé dans les six mois après la présidentielle qui fera de la France la nation pionnière et fer de lance en Europe dans ce domaine

Nous ne pourrons pas régler la question écologique sans un vaste mouvement citoyen. Pour réussir les transformations à accomplir dans notre manière de consommer et de produire, il nous faut partager le constat de l’urgence à agir et nous appuyer sur l’intelligence collective de la société civile, des chercheurs et des spécialistes.

Dès 2017, nous lancerons une grande conférence nationale autour de cette question qui est avant toute une question sociale et démocratique. Nous prendrons rapidement, dès 2017, les mesures qui s’imposent pour protéger la santé et le cadre de vie de tous.

Ainsi, nous nous imposerons comme pionniers en la matière en Europe. Forts de cette dynamique, nous impulserons un grand projet européen de progrès social et écologique, afin de remobiliser les citoyens européens autour de nos valeurs communes.

Proposition 2

Aller au-delà du principe de précaution en constitutionnalisant les biens communs et en développant une démocratie environnementale

L’eau et l’air sont des biens communs que nous devons protéger en toute circonstance contre toute dégradation ou risque de captation privée. Face au marché, les États doivent être les garants de la protection des ressources naturelles et les citoyens les vigies de cette protection. La Constitution doit garantir que ces principes seront respectés.

Alors que ces enjeux fondamentaux sont souvent traités à huis clos sous l’influence des lobbys privés, nous devons inventer une véritable démocratie environnementale qui permettra aux citoyens de décider ensemble de l’utilisation des biens communs.

Proposition 3

Lancer un vaste plan de rénovation énergétique des bâtiments publics et privés sur le quinquennat

Ce plan massif de rénovation énergétique permettra de réduire la dépendance énergétique de notre pays, de créer des emplois de qualité dans la filière du bâtiment touchée par la crise, de développer une filière industrielle d’excellence et de répondre au devoir d’exemplarité de l’État par sa contribution à la baisse des émissions de CO2, notamment dans le cadre des engagements internationaux de la France.

Ce plan comprendra trois priorités :

  • La réhabilitation thermique des logements sociaux sur la base d’objectifs chiffrés : elle s’appuiera sur des outils tels que le prêt, une enveloppe de l’ANRU, le conditionnement des droits à construire ainsi qu’une prime aux bailleurs vertueux.
  • Un plan ambitieux d’accompagnement des initiatives menées par le secteur privé avec des aides renforcées et conditionnées au recours à des artisans labellisés (ce qui permet de soutenir le développement de la filière et nos PME) ? ;
  • Une protection des foyers en situation de précarité énergétique : les tarifs sociaux sont utiles, mais ne sont pas une réponse suffisamment ambitieuse. Nous mettrons en place un véritable bouclier “énergie” pour protéger les plus démunis.
    Proposition 4

Acter un plan résolu de sortie du diesel à l’horizon 2025

  • Cette sortie du diesel est indispensable pour protéger la qualité de l’air que nous respirons. Nous ne pouvons plus supporter que la pollution de l’air soit responsable aujourd’hui de près de 50 000 morts dans notre pays chaque année. Elle représente l’une des premières causes des maladies chroniques et cause davantage de décès chaque année que les accidents de la route.
  • Cette fin du diesel passera par la fin de l’avantage fiscal accordé au diesel, l’installation de bornes de recharge sur le réseau ainsi que par un effort coordonné au niveau européen pour investir dans la recherche et le développement de l’autonomie des batteries pour voiture électrique.
  • Sortir du diesel suppose de repenser la mobilité. La numérisation de l’économie en cours offre également l’opportunité de changer notre façon de nous déplacer grâce au co-voiturage ou l’autopartage. Les autres mobilités urbaines non polluantes doivent également être développées et facilitées dans toutes les villes.
    Lutter contre la pollution de l’air, c’est refaire confiance au train. La France fut pendant longtemps la patrie du rail, j’entends qu’elle le reste. A l’heure où le fondateur de Tesla investit des milliards dans Hyperloop, une technologie de rupture pour le train à ultra grande vitesse (1000 km/h annoncés), la France ferait le choix du bus low cost. Sortons de cette anachronisme, et dotons nous, avec d’autres nations de l’UE, d’un Airbus du rail, à même de répondre à la demande des nombreux Etats qui sur tous les continents font le choix de la très grande vitesse, sans émission de CO2, ni particules fines.

Proposition 5

Atteindre l’objectif de 50% d’énergie renouvelable dès 2025

  • Lancer un plan massif d’investissement public pour aider les citoyens à s’équiper en matériel de production d’énergie renouvelable domestique.
    En tant qu’Etat actionnaire, amorcer une réorganisation des compétences d’EDF pour mieux mettre en valeur ses capacités de recherche et de production d’énergie renouvelable. Plutôt que de privilégier son expertise dans le nucléaire, EDF doit investir dans les énergie renouvelable et accompagner la décentralisation de cette production en fonction des atouts de nos territoires.

Proposition 6

Lancer un plan national « zéro déchet »

L’objectif est de passer rapidement d’une économie linéaire source de gaspillage à une économie circulaire via un plan « zéro déchet » qui comprend :

  • Un volet de lutte contre le gaspillage alimentaire
  • Une obligation pour les métropoles de recycler 50% de leurs déchets produits chaque année (objectif à l’horizon 2022).
    Le combat contre l’obsolescence programmée des objets via la mise en place d’un plan pour inciter les entreprises et les citoyens à recycler, valoriser et réutiliser les matériaux et via la promotion active des produits éco-conçus.

Proposition 7

Lutter contre les pesticides et les perturbateurs endocriniens

Des mesures devront être prises dès 2017 pour stopper au plus vite les effets nocifs de ces substances sur la santé de nos enfants et de nos concitoyens.

Protéger la population des pesticides  :

  • En application du principe de précaution, nous retirerons les autorisations de tous les pesticides pour lesquels un certain niveau de dangerosité est permis (c’est le cas par exemple du Glyphosate). Nous ne pouvons pas attendre que les maladies surviennent pour protéger les populations. De même, les autorisations de mise sur le marché seront soumises à des exigences renforcées.
  • L’Etat engagera tous les moyens nécessaires (aides financières pour la conversion, accès au foncier, conseil technique et appui) pour accompagner les agriculteurs dans la transition vers une agriculture à taille humaine et biologique pour tous.
  • Nous interdirons l’importation des produits agricoles utilisant une substance interdite en France.
    Voter sans délai un moratoire sur les pesticides néo-nicotinoides

Au niveau européen, labelliser les pesticides (nature et quantité autorisées) pour conditionner les subventions de la PAC au respect de hautes exigences en la matière.

Proposition 8

Mettre la finance au service de la transition écologique

Spontanément, le marché ne répond pas aux besoins en financement de la transition écologique, qui sont de l’ordre de 3% du PIB national par an (60 à 70 milliards d’euros). Nous devons mobiliser tous les leviers pour réorienter les flux financiers vers les projets indispensables pour accomplir cette transition. C’est pourquoi il faudra :

  • Instaurer une TVA différenciée pour les produits les plus vertueux. La fiscalité écologique devra encourager les industriels vertueux et l’économie circulaire.
  • Mobiliser l’épargne des Français au service de la transition écologique
    Attirer les flux financiers vers les projets « verts » grâce à un label « transition énergétique » pour les produits financiers

Proposition 9

Créer 13 agences régionales de développement des nouveaux modèles de production et de consommation

Ces 13 agences seront chargées de la montée en puissance de notre nouveau modèle de développement et devront notamment :

  • Favoriser les circuits courts de production notamment en matière alimentaire, ce qui aura pour effet de réduire le gaspillage. Un soutien financier sera apporté aux plus démunis pour avoir accès à cette alimentation de qualité.
  • Mobiliser les leviers de la digitalisation et de la dématérialisation pour relier directement producteurs et consommateurs, dans le cadre de circuits potentiellement plus longs en distance, mais courts en intermédiaires.
  • Utiliser les instruments de la puissance publique comme la commande publique, notamment dans les cantines scolaires, afin de valoriser, structurer et développer les initiatives responsables existantes au niveau local.
  • Généraliser les contrats de filière agro-écologique pour rééquilibrer les marges entre acteurs de la filière, et développer le mieux-disant environnemental, à partir d’initiatives couronnées de succès mais qui restent marginales (Système U – Terrena, Système U – Biolait, Filière Qualité Carrefour).
    Faire de l’agro-écologie un levier de différenciation à l’export, et cesser de faire reposer notre stratégie d’exportation sur le seul secteur agro-alimentaire.

Proposition 10

Relancer « l’Europe des projets », via la transition énergétique

  • Planifier les projets de la transition énergétique à l’échelle européenne en positionnant systématiquement la France en leader sur ces sujets en Europe
  • Peser pour que les investissement public en faveur de la transition écologique ne soient plus comptabilisés dans les 3% de déficit (critères de Maastricht)
    Reconstruire la légitimité de l’UE sur cette thématique fondamentale pour l’avenir des peuples via une contribution ambitieuse des Etats, le fléchage des financements privés vers les investissements verts par des mécanismes incitatifs et la suppression de toutes les subventions aux énergies fossiles.

Proposition 11

Lancer un plan contre la maltraitance animale

Nos objectifs en matière de qualité de vie et de qualité de l’alimentation ne justifient pas les maltraitances qui se sont multipliées récemment dans les abattoirs, à des seules fins de rendement économique. Nous devons garantir le respect des plus hautes exigences en matière de bien-être de l’animal, en toutes circonstances, et sans exception.

Proposition 12

Acte II de l’économie sociale et solidaire : accompagner cette économie d’avenir pour qu’elle passe de 10 à 20% du PIB d’ici 2025

L’économie sociale et solidaire est une économie tempérante et résiliente qui, dans son principe et dans ses modalités d’action, œuvre chaque jour pour la transition écologique. En favorisant le local, les circuits courts et une utilisation raisonnée de nos ressources, elle montre la voie vers un nouveau modèle de développement. Nous accompagnerons ce modèle dans sa diffusion à tous les territoires et tous les secteurs de notre économie.

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7.
Hamon et Mélenchon : leurs programmes Environnement sont d’accord à 90 %- 14 mars 2017 / Lorène Lavocat (Reporterre)Photo.

« Les deux candidats à l’élection présidentielle n’ont pas réussi à s’entendre. Pourtant, ils partagent une analyse proche sur l’urgence écologique, et leurs programmes ne sont pas très éloignés. Institutions, énergie, agriculture, transition écologique, revenu universel… Reporterre a comparé les projets point par point… »

Article complet à lire sur le site : https://reporterre.net/Hamon-et-Melenchon-leurs-programmes-Environnement-sont-d-accord-a-90

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8.
Transition énergétique 100% d’énergies renouvelables en 2050 - « L’avenir en commun ». Programme de la France Insoumise. 

Notre constat

L’urgence climatique, la montée des océans, la pollution de l’air qui tue 48 000 personnes chaque année en France et 7 millions dans le monde (plus que le sida et le paludisme), nous impose de sortir des énergies émettrices de gaz à effets de serre et de particules fines.

Malgré les accords de Paris, les efforts consentis par les pays signataires pourraient aboutir à un réchauffement supérieur à 3 °C – au lieu de 1,5 °C recommandés. Cette augmentation exponentielle de la température moyenne sur terre provoque des dérèglements climatiques qui poussent les populations à fuir. L’ONU estime à 250 millions le nombre de réfugiés climatiques d’ici 30 ans ! Les tensions géopolitiques liées à la financiarisation des énergies carbonées (pétrole, gaz…) mettent en péril la paix. 

Le nucléaire ne règle aucune question : ni l’indépendance d’approvisionnement, ni la sûreté des installations, ni la gestion des déchets, ni les coûts financiers. Sans oublier que nos centrales sont à bout de souffle ! Le président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire a récemment affirmé que « la situation du nucléaire en France est très préoccupante ». En novembre dernier, 20 réacteurs nucléaires étaient à l’arrêt en même temps sur les 58 que compte le pays, soit un réacteur sur trois . La Cour des Comptes a estimé à 100 milliards d’euros les coûts du projet de grand carénage des réacteurs pour permettre leur durée de vie au-delà des 40 ans. Le prix de l’électricité nucléaire va donc augmenter pour dépasser celui des énergies renouvelables. Plus préoccupant encore : tous les candidats à l’élection présidentielle s’accrochent à cette filière et aucun n’a de véritable projet de transition énergétique ! 

Notre retard s’accumule. En 2009, le Grenelle de l’environnement avait fixé l’objectif de 6 gigawatts d’éolien off-shore installés en 2020. Mais dans les faits, le bilan commun de Sarkozy et Hollande est le suivant : la France devrait à peine atteindre 3,5 gigawatts en 2025 ! Toute stratégie industrielle a aussi été abandonnée dans ce secteur. Les deux grandes entreprises françaises ont été vendues : Alstom Énergies Marines à General Electric en 2014, Adwen, filiale d’Areva, à l’Allemand Siemens. L’hydrolien qui utilise les mouvements des courants de la mer, et l’éolien off-shore flottant sont aussi méprisés. Quant à nos barrages hydro-électriques ? Condamnés par l’Europe à la privatisation ! 

Notre projet : 100% d’énergies renouvelables en 2050 !

La règle verte sera inscrite dans la nouvelle constitution de la 6ème République. Elle implique de ne plus prélever davantage de ressources que l’écosystème ne peut en reconstituer. Elle constitue une première étape vers la transition écologique et énergétique. 

La bifurcation de notre système énergétique est une œuvre gigantesque. C’est un défi technique et intellectuel très stimulant, car vital pour l’avenir du pays. De même, il est déterminant pour notre futur industriel et social. Le productivisme et le refus de la transition écologique coûtent de plus en plus cher en emplois détruits ou en filières industrielles abandonnées. A l’inverse, la sortie du nucléaire et des énergies carbonées pourrait créer 900 000 emplois dans notre pays et relancer l’activité.

Si le changement climatique impose de sortir des énergies émettrices de gaz à effets de serre, le nucléaire n’est pas une solution d’avenir. Il faut donc sortir des deux à la fois. C’est un horizon technique et humain enthousiasmant. Plusieurs études (Negawatt, Ademe…) ont montré que c’est possible d’ici 2050. Mais il nous faudra produire de l’électricité autrement. 

Notre énergie est dans la mer. Au niveau mondial, on estime qu’elle renferme une réserve énergétique quatre-vingt fois supérieure aux besoins actuellement recensés. Notre territoire dispose donc d’un énorme potentiel. La France dispose de la deuxième Zone Economique Exclusive du monde et du deuxième potentiel hydrolien d’Europe, qui permettrait de produire de 3 à 5 gigawatts soit l’équivalent de deux à trois centrales nucléaires. Il faut y ajouter l’éolien offshore, l’exploitation de l’énergie mécanique des mers ou encore des différences de température entre le fond et la surface des mers. Nos outre-mer peuvent montrer la voie et trouver un espace de développement en visant l’autonomie énergétique. Mais le littoral métropolitain est tout aussi riche. L’un et l’autre peuvent, en toute hypothèse, extraire l’électricité naturellement contenue dans l’eau.

Et ce n’est pas tout ! A surface égale, les algues produisent trente fois plus de carburants que les agro-carburants comme le colza. De plus, les conditions de production d’algues sont relativement simples à réunir : de l’eau, du soleil et du CO2. 

Nos propositions

Adopter un plan de transition énergétique :

Viser un double objectif : sobriété énergétique et transition vers les énergies renouvelables.

Développer l’ensemble des énergies renouvelables.

Sortir des énergies carbonées en commençant par l’arrêt des subventions aux énergies fossiles et de toute exploration de gaz et pétrole de schiste et de houille. 

Stopper la privatisation des barrages hydroélectriques. 

Sortir du nucléaire :

Fermer immédiatement Fessenheim en garantissant l’emploi des salariés et leur formation pour en faire un site pilote du démantèlement. 

Abandonner l’opération du grand carénage visant à prolonger la vie des centrales nucléaires au-delà de 40 ans.

Abandonner les projets d’EPR (Flamanville et Hinkley Point), d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure.

Rendre publiques les données sur l’enfouissement des déchets nucléaires depuis 60 ans et informer sur les dangers sanitaires avérés et/ou éventuels.

Créer un pôle public de l’énergie : 

Mener une politique cohérente en renationalisant EDF et Engie (ex- GDF) en lien avec des coopératives locales de production et consommation d’énergies renouvelables et favorisant l’autoproduction et le partage des excédents. 

Revenir sur la libéralisation du marché de l’électricité et abroger la loi NOME.

Développer les énergies marines renouvelables (EMR) dans le cadre du plan de transition énergétique et d’une maîtrise publique des installations et réseaux.

Refuser l’abandon de la filière d’énergie marine et assurer son développement industriel par la nationalisation de la branche Energies Marines d’Alstom cédée à General Electric, de la branche éolienne d’Areva cédée à Siemens et des chantiers navals STX de St Nazaire. 

Faire des Outre-mer des territoires pilotes de la planification écologique :

Élaborer et mettre en oeuvre un plan d’autonomie énergétique de chaque territoire d’Outre-mer, basée sur les énergies renouvelables disponibles, terrestres et marines.

En lien Urgence écologique Règle Verte – Energie 100% renouvelable – Forêt Durable

A lire : L’avenir en commun. Programme de la France Insoumise. Le Seuil. Proposition n° 39. Pages 70.

Le blog de Jean-Luc Mélenchon, sur le Nucléaire : 

http://melenchon.fr/2016/12/07/le-nucleaire-irradie-les-candidats-a-la-presidentielle/

http://melenchon.fr/2016/03/12/nucleaire-detruit-edf/

http://melenchon.fr/2016/09/23/energie-bradeurs-detruisent-capacites-francais/

Sur les barrages : 

http://melenchon.fr/2015/11/04/non-a-la-privatisation-des-barrages-hydroelectriques/

A voir : Conférence sur la Mer (de 28 ’00 à 31’14)

Source : https://avenirencommun.fr/carte-programme/transition-energetique/

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9.
Le programme d’Emmanuel Macron pour la transition énergétique

Par GreenUnivers Energies renouvelables Politiques publiques - 8 mai 2017

Elu président de la République hier dimanche 7 mai 2017, Emmanuel Macron ne devrait pas changer de cap en matière environnementale si l’on se réfère à son programme.

« Par rapport à la loi de transition énergétique, En Marche ! s’inscrit dans une continuité pragmatique », indiquait Daniel Bour, président du syndicat Enerplan, il y a quelques jours à GreenUnivers. Pour lui, Emmanuel Macron va prolonger le mouvement impulsé ces dernières années et sans doute l’accentuer. » L’impression est la même au Syndicat des énergies renouvelables, dont le délégué général Damien Mathon estimait que le programme d’En Marche ! correspond en gros à ce qui est prévu dans la loi à quelques nuances près. Lesquelles ne sont quand même négligeables.

Des points à préciser

Emmanuel Macron souhaite ainsi doubler la capacité solaire et éolienne d’ici la fin du prochain quinquennat et installer 26 GW de capacité supplémentaire. Ce qui, selon Damien Mathon, est un peu en deçà des objectifs de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Son programme prévoit aussi 15 Mds€ d’investissement pour la transition énergétique et écologique. Il est probable que cet argent soit public et s’ajoute aux investissement privés (30 Md€ prévus pour atteindre les objectifs de la PPE) mais cela gagnerait à être précisé et les organisations professionnelles sont en attente de confirmation. Ces 15 Mds€ pourraient être fléchés vers le Programme des investissements d’avenir et pas spécialement vers les énergies renouvelables, d’ailleurs.

Visibilité sur les appels d’offres

D’autres éléments programmatiques d’En Marche ! sont moins ambigus et réjouissent les représentants des filières EnR. Primo, Emmanuel Macron s’est engagé à rendre public dès son élection le calendrier des appels d’offres sur la totalité du quinquennat. Secundole doublement du fonds chaleur, de 200 M€ à 400 M€, comme le prévoit le gouvernement actuel d’ailleurs. En Marche ne fixe toutefois pas de calendrier. Ce qui fera aussi partie des questions posées à l’équipe du candidat pendant l’entre deux tours… Tertio, le remplacement du Crédit impôt transition énergétique (CITE), perçu après la réalisation de travaux d’efficacité énergétique, par une subvention obtenue a priori – mais cette mesure n’est pas chiffréeAutre gros satisfecit, la Contribution Climat énergie, portée à 100€ en 2030, ce qui est encore une fois un copié-collé de la ligne actuelle.

Soit dit en passant, le programme énergétique du nouveau président n’est pas forcément en ligne avec le track record de l’ancien ministre de l’Economie : entre 2014 et 2016, il a notamment soutenu la recherche sur l’exploitation des gaz de schiste, le projet de centrale nucléaire d’Hinkley Point et plusieurs autorisations d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures.

L’atome toujours aussi flou

Chez En Marche !, la politique nucléaire n’est pas des plus claires – cultivant ici la même ambiguïté que le ministère de l’Environnement actuel. D’un côté, le mouvement de l’ancien ministre de l’Economie réaffirme que cette part descendra à 50% en 2025, de l’autre il repousse les décisions sur les centrales à, plus tard en attendant les conclusions de l’Autorité de Sûreté nucléaire en 2018 sur la prolongation du parc au-delà de 40 ans.

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© GreenUnivers – Source : https://www.greenunivers.com/2017/05/programme-demmanuel-macron-transition-energetique-162179/

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10.
Quelques accès à des articles / transition énergétique selon Macrn ‘En Marche

Macron sera-t-il l’artisan de la transition énergétique ? - La Tribune

www.latribune.fr › Entreprises & Finance › Industrie › Energie & Environnement

Il y a 1 jour - Comme sur bien d’autres sujets, Emmanuel Macron n’était ni le plus ... Tout en s’inscrivant dans la loi de transition énergétique, il se refuse à ...

Les cinq casse-tête énergétiques du président Macron - L’Usine de l ...

www.usinenouvelle.com › L’Usine de l’Energie

Il y a 4 jours - Candidat, Emmanuel Macron s’est engagé à poursuivre le travail mené par ... Mais tenir les objectifs de la loi de transition énergétique pour la ...

En dévoilant son projet sur l’écologie, Emmanuel Macron aborde enfin ...

www.huffingtonpost.fr/.../en-devoil......

8 févr. 2017 - Emmanuel Macron dévoile son projet environnemental ce jeudi matin. ... fixé par la loi de transition énergétique (50% de la part du nucléaire) ...

5 propositions d’Emmanuel Macron sur l’écologie - RTL.fr

www.rtl.fr › Actu › Politique

9 févr. 2017 - Mais jour après jour, Emmanuel Macron formule de nouvelles propositions ... S’il compte garder le cadre de la loi sur la transition énergétique, ...

Oui, la transition écologique est En marche - Libération

www.liberation.fr/debats/2017/.../o......

14 mars 2017 - C’est l’un des axes du programme d’Emmanuel Macron. Cette transition, qui est aussi économique et énergétique, doit s’accomplir au plus ...

Transition énergétique : le programme d’Emmanuel macron (En ...

atee.fr/energie.../mar-18042017-1603-transition-energetique-le-programme-demman...

18 avr. 2017 - Présidentielle et transition énergétique : le programme d’Emmanuel Macron (En Marche !) Thème 1 – Politique climatique. L’action climatique ...

Emmanuel Macron, un programme écologique pervers

biosphere.blog.lemonde.fr/.../emmanuel-macron-un-programme-ecologique-pervers/

10 oct. 2016 - Emmanuel Macron, un programme écologique pervers ... énergétique, c’est l’objet de la loi sur la transition énergétique et la croissance verte 

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11.
Macron, Hamon, Mélenchon : qui est le plus ’vert’ ? Document ‘Europe1’. politique

Publié à 12h22, le 14 février 2017, modifié à 16h03, le 14 février 2017

Photo : Emmanuel Macron, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont tenté de ’verdir’ leur programme.@ AFP

Les trois candidats à la présidentielle se revendiquent écologistes. Un adjectif parfois mérité, parfois quelque peu usurpé.

On a longtemps reproché aux candidats à la présidentielle qui n’étaient pas Europe Ecologie-Les Verts de ne jamais parler d’écologie. Pour 2017, ce ne sera pas le cas, au moins à gauche. Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon comme Emmanuel Macron ont fait de la question un axe majeur de leur programme. Tous trois veillent à toujours glisser quelques phrases à chaque meeting, se déplacent dans des fermes pour vanter les mérites de l’agriculture raisonnée et se prêtent -ou vont se prêter- au jeu de l’entretien ’live’ avec le WWF.

De quoi donner l’occasion aux écolos ’originaux’ de juger sur pièce. Et de comparer la capacité de chacun à ’verdir’ ses positions.

Jean-Luc Mélenchon, mention bien

Le leader de la France Insoumise a beaucoup mis en avant l’écologie, qui constitue l’un des sept chapitres de son projet ’L’avenir en commun’. Avec l’idée d’une ’planification écologique’ qui n’est pas nouvelle, puisqu’elle apparaissait déjà dans son programme il y a cinq ans, et lui permet de mettre du vert dans son rouge.

Le candidat veut consacrer 100 milliards d’euros ’essentiellement’ à la transition écologique. Inscrire dans la Constitution une ’règle verte’, c’est-à-dire la maxime selon laquelle il ne faut pas ’prélever sur la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer ni produire plus que ce qu’elle peut supporter’. Sortie du nucléaire, baisse des énergies carbonées, mais aussi réduction de la part des protéines carnées dans l’alimentation et promotion des arbres fruitiers dans l’espace public : Jean-Luc Mélenchon occupe le terrain et mord sur tous les sujets. ’Il parle beaucoup d’agriculture, notamment en encourageant une alimentation qui tend vers le végétarisme et le véganisme’, salue Benjamin Kaufman, co-secrétaire fédéral des Jeunes écologistes. Ces derniers ont sorti cette semaine un ensemble de 17 mesures. Et beaucoup de celles qui concernent l’environnement recoupent le programme de Jean-Luc Mélenchon. ’Sur la sortie du nucléaire, on est raccord’, estime ainsi Benjamin Kaufman. Les Jeunes écologistes prônent une disparition du nucléaire dans la production d’électricité ’à l’horizon 2035’, quand le cofondateur du Parti de gauche mentionne un ’refus’ pur et simple de l’énergie nucléaire.

En revanche, l’attitude de Jean-Luc Mélenchon vis-à-vis de l’Union européenne est moins ’raccord’ avec les positions écologistes, qui souhaiteraient des politiques environnementales au niveau du continent. ’La sortie des traités européens ne facilitera pas une politique européenne de transition énergétique’, avertit Matthieu Orphelin, ancien porte-parole de Nicolas Hulot, sur Twitter.

Benoît Hamon, félicitations du jury

Le vainqueur de la primaire de la gauche a remporté le scrutin avec un programme très à gauche, mais aussi très vert. Une conversion récente, comme il l’expliquait lui-même au site Reporterre : ’J’ai été croyant, au sens où la croissance économique est devenue un culte, mais je ne le suis plus. Je ne serai plus socialiste sans être écologiste. Je ne négocierai pas le bout de mon programme écolo.’ Une humilité qui lui a valu les applaudissements de Yannick Jadot lui-même. Le candidat EELV à la présidentielle a en effet estimé que Benoît Hamon avait des positions ’incontestablement’ écologistes.

Benoît Hamon ne va pas suffisamment loin sur la sortie du nucléaire.

Le candidat socialiste a annoncé douze mesures pour la transition énergétique. Notamment la sanctuarisation dans la Constitution des ’bien communs’ que constituent l’eau et l’air, la tenue d’une ’grande conférence nationale’ sur l’environnement et la santé et un plan de rénovation énergétique pour isoler logements sociaux et privés. Benoît Hamon souhaite aussi, entre autres, abandonner le projet de Notre-Dame-des-Landes, sortir du diesel à l’horizon 2025 et mettre en place une TVA différenciée pour les produits les plus vertueux pour l’environnement.

’En revanche, Benoît Hamon ne va pas suffisamment loin sur la sortie du nucléaire’, estime Benjamin Kaufman. Le vainqueur de la primaire de la gauche s’aligne en effet sur ce qui est déjà prévu par la loi : une réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique à 50% en 2025. Par ailleurs, tout comme Jean-Luc Mélenchon, il ne s’est pas engagé sur l’écotaxe, proposée par François Hollande puis abandonnée, et que les écologistes souhaiteraient rétablir. ’Pour les candidats qui ont su ’verdir leur discours’, une seule ligne de conduite s’impose si vraiment ils se soucient de préserver la planète ou de lutter contre la pollution de l’air. L’écotaxe doit figurer au premier rang de leurs programmes’, a ainsi déclaré l’eurodéputée EELV Karima Delli auJDDla semaine dernière. ’Si Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon sont aussi écologistes qu’ils le prétendent, qu’ils rejoignent Yannick Jadot sur ce point.’

Emmanuel Macron, doit poursuivre ses efforts

Jusqu’à récemment, le fondateur d’En Marche ! parlait beaucoup d’écologie mais se contentait de brasser des généralités. Ses prises de positions passées, en faveur de la reprise de l’activité minière en métropole ou du développement de la centrale nucléaire d’Hinkley Point, ne lui ont pas permis de se forger une image d’écologiste convaincu. La semaine dernière, le candidat a été le premier à accorder un entretien ’live’ au WWF pour parler de son programme en matière d’écologie.

Du point de vue des écologistes, le résultat est mitigé. ’On n’a pas beaucoup de propositions en commun avec Emmanuel Macron. Déjà, il n’est pas anti-nucléaire’, rappelle Benjamin Kaufman. Comme Benoît Hamon, l’ancien ministre de l’Économie veut garder le cap pour une réduction du nucléaire à 50% de la production d’énergie en 2025. Il s’engage à fermer la centrale de Fessenheim mais ne prévoit que 32% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique en 2030. Sur le gaz de schiste, sa position reste ambiguë. Emmanuel Macron promet qu’il n’y aura ’pas de gaz de schiste’ sous son quinquennat mais plaide pour ’des recherches sur le sujet’ menées par ’nos organismes de recherches publics’.

Ses engagements sur la rénovation thermique sont plus précis. Le fondateur d’En Marche ! se fixe un objectif de 500.000 bâtiments à rénover tous les ans, comme François Hollande. Pour y parvenir, il compte déployer des audits gratuits pour les ménages modestes et des subventions publiques. ’Toutes les mesures en faveur de travaux de rénovation thermique pour rendre les bâtiments plus économes vont dans le bon sens’, salue Benjamin Kaufman.

Matthieu Orphelin, lui, a apprécié la ’sage décision’ d’Emmanuel Macron sur Notre-Dame-des-Landes. L’ancien ministre a en effet indiqué qu’il réexaminerait les projets, se donnant six mois pour envisager une modernisation de l’aéroport actuel, et n’évacuerait pas la ZAD.

Sur le même sujet :

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12.
Accès à des articles sur la transition énergétique d’après Y. Jadot

[EN DIRECT MAINTENANT] La transition énergétique

La transition énergétique, il y en a qui en parlent, et d’autres qui la font déjà… Et ça marche ! Cette semaine, à l’occasion de la sortie du nouveau scénario négaWatt, Yannick Jadot part en Île-de-France à la rencontre de celles et ceux qui construisent la France de la transition écologique, celle qui chauffe les foyers et diminue les factures des ménages tout en protégeant la planète. Aujourd’hui à 19h30, Yannick Jadot sera en direct depuis Montreuil, avec le candidat aux législatives Pierre Serne : à regarder en live sur Facebook ou ici-même dès 19h30.

Les Jeudis #AvecJadot, c’est toutes les semaines : profitez-en pour faire campagne chez vous et inviter vos proches, et parlez-en sur les réseaux sociaux ! Retrouvez les deux premiers Jeudis #AvecJadot sur YouTube

Les 5 points clés de l’accord Hamon – Jadot - La Voix du Nord

www.lavoixdunord.fr/123330/article/......

24 févr. 2017 - L’accord Hamon – Jadot est très engagé en faveur des transitions énergétique et écologique, avec une « sortie progressive et intégrale du ... Source sur le site suivant :

http://www.lavoixdunord.fr/123330/article/2017-02-24/les-5-points-cles-de-l-accord-hamon-jadot#

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13.

Accès à des articles sur la transition énergétique d’après François de Rugy

Pour mener la transition énergétique à son terme, objectif de production d’électricité 100% renouvelable en 2050 – François de Rugy - 18/12/2016 – 66 mesures pour une France de tous les progrès

La Loi de transition Energétique prévoit une baisse historique du nucléaire et des énergies fossiles. Mais il faut aller plus loin en décidant d’une règle claire : la fermeture des centrales nucléaires à 40 ans, et leur substitution par les énergies renouvelables et les économies d’énergie. Dès qu’une centrale atteindra les 30 ans, EDF devra mettre en place un programme de reconversion afin de garantir la pérennité de l’emploi pour les personnels et dans les bassins d’emploi concernés.. Les 50% de nucléaire en 2025 sont une étape vers la disparition à horizon 2040, de toute production d’électricité nucléaire. En parallèle, la fermeture des centrales à charbon ou au fuel est un impératif climatique.

Les énergies fossiles, qui composent une partie de notre mix électrique, ont deux handicaps majeurs : elles sont en quantité finie et émettent gaz à effet de serre et polluants atmosphériques. Elles contribuent d’autre part de manière très négative à la balance commerciale de la France.

L‘énergie nucléaire quant à elle est une énergie du passé : non seulement la technologie est intrinsèquement dangereuse, mais en plus elle s’avère de plus en plus coûteuse. Les récentes falsifications de documents liés à la sûreté de pièces des centrales illustrent, une fois de plus, l’impossible confiance dans cette technologie et ses promoteurs. Elle a en outre précipité AREVA et EDF dans un gouffre financier, obligeant l’Etat, une fois de plus, à voler au secours financier de ces sociétés.

La Loi de transition Energétique prévoit une baisse historique du nucléaire et des énergies fossiles. Mais il faut aller plus loin en décidant d’un règle claire : la fermeture des centrales nucléaires à 40 ans, et leur substitution par les énergies renouvelables et les économies d’énergie. Dès les 30 ans de la centrale, EDF devra mettre en place un programme de reconversion. Les 50% de nucléaire en 2025 sont une étape vers la disparition à horizon 2040, de toute production d’électricité nucléaire. En parallèle, la fermeture des centrales à charbon et au gaz est un impératif climatique.

L’ADEME a montré, au travers d’un scénario de prospective, que cet objectif est réaliste. Concrètement, sereinement, engageons la transition vers 100% d’électricité renouvelable.

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Source : https://www.derugy2017.fr/2016/12/18/pour-mener-la-transition-%C3%A9nerg%C3%A9tique-%C3%A0-son-terme-objectif-de-production-d-%C3%A9lectricit%C3%A9-100-renouvelable-en-2050/

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François de Rugy, candidat à la primaire de la gauche - Challenges.fr

https://www.challenges.fr/.../franc......

22 oct. 2016 - Le député François de Rugy a lancé officiellement samedi sa candidature ... des choses faites à moitié comme la loi de transition énergétique, ...

Vidéo - Loi sur la transition énergétique : « c’est un virage majeur », estime ...

www.bfmtv.com/.../loi-sur-la-transi......

22 juil. 2015 - Invité de BFMTV mercredi, François de Rugy a défendu la loi sur la transition énergétique, présentée par Ségolène Royale et adoptée par le ...

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14.
Accès à des articles sur transition énergétique et nucléaire d’après Corinne Lepage

Corinne Lepage : ’Il est temps pour l’État de devenir un facilitateur de ...

www.novethic.fr/.../transition-ener......

16 juin 2015 - Corinne Lepage : Tous les acteurs sont prêts, la société est prête, les ... Novethic : La transition énergétique et environnementale demande des ...

[Corinne Lepage]-Le nouveau cadre de la transition énergétique ... Vidéo  15:50

https://www.youtube.com/watch?v=JTO...

30 avr. 2017 - Ajouté par Association Aristote- - [Corinne Lepage] — Le nouveau cadre de la transition énergétique.

Transition énergétique : une mission sur l’économie verte confiée à Corinne Lepage ...

https://www.actu-environnement.com/......

22 janv. 2015 - Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie a confié à Corinne Lepage, présidente du parti écologiste Cap21, une mission sur la transition énegétique ...

La France, future championne de la transition énergétique - Futuribles

https://www.futuribles.com/fr/.../l...

19 avr. 2016 - Futuribles a sollicité huit personnalités pour en débattre : Jacques Theys, Éric Vidalenc, Alain Grandjean, Corinne Lepage, Philippe Bihouix, ...

Atlas mondial du nucléaire - Corinne Lepage - Chapitre.com ebooks

ebook.chapitre.com/.../atlas-mondial-du-nucleaire-une-etape-dans-la-transition-energe...

Atlas mondial du nucléaire - Corinne Lepage - Atlas numérique optimisé pour une ... et des stratégies choisies dans la perspective de la transition énergétique.

Transition énergétique : Corinne Lepage enfonce le clou - Cap21/LRC ...

le.rassemblement.citoyen.toulouse.midi-pyrenees.over-blog.com/.../transition-energeti...

18 juin 2015 - Un rapport ministériel remis par Corinne Lepage prône une profonde réforme de la fiscalité et des sources de financements pour donner du ...

Corinne Lepage : L’Etat nucléaire - TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

www.transition-energetique.org/2014...

23 sept. 2014 - By LA TRANSITION ENERGETIQUE POUR LES NULS. Corinne Lepage : L’Etat nucléaire. Les médias parlent souvent de lobby nucléaire.

La société civile va assumer la transition énergétique

www.equilibredesenergies.org/20-05-...

20 mai 2016 - L’atelier organisé par équilibre des énergies le 12 mai dernier avec l’ancienne ministre Corinne Lepage a permis des échanges riches en ...

Décryptage de la loi sur la transition énergétique - Le Huffington Post

www.huffingtonpost.fr/corinne-lepag......

20 juin 2014 - Corinne Lepage Avocate, Ancienne députée européenne Cap21, ... Transition énergétique : la loi de Ségolène Royal va devoir attendre ...

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15.
Accès à nos articles sur la transition énergétique et postés sur le site ISIAS

’Autour de Fribourg-en-Brisgau, ville en transition énergétique et vitrine mondiale d’une mise en œuvre de la durabilité’ par Jacques Hallard, samedi 12 janvier 2013 par Hallard Jacques - français

’Autour de Schladming en Autriche : un territoire en transition énergétique qui opte pour le développement durable à l’occasion des Championnats du monde de ski alpin’ par Jacques Hallard jeudi 7 février 2013 par Hallard Jacques - français

’Climat : L’Europe prend-elle la voie de la transition énergétique, de la durabilité et des énergies renouvelables ?’ par Jacques Hallard samedi 16 mars 2013 par Hallard Jacques - français

’En route pour la transition énergétique Constats et propositions - Un projet éducatif bilingue’, par Jacques HALLARD, lundi 8 avril 2013 par Hallard Jacques - français

’Du global au local : des institutions et des citoyens s’engagent et s’activent pour le climat et la transition énergétique / écologique’, par Jacques HALLARD, jeudi 1er octobre 2015 par Hallard Jacques - français

’Retour sur les changements ou dérèglements climatiques. Révision des fondamentaux et aperçu des actions engagées. Mise en perspective d’après Jacques Attali – Partie 2’, par Jacques Hallard , mercredi 27 juillet 2016 par Hallard Jacques - français

’L’autonomie énergétique : pourquoi et comment ?’ par Jacques Hallard, lundi 8 août 2016 par Hallard Jacques - français

Promulgation de la Loi française de transition énergétique pour la croissance verte. samedi 9 avril 2016 par Hallard Jacques - français

’La Journée Transition 2016 est une opportunité pour s’engager vers l’Economie Sociale et Solidaire’ par Jacques Hallard, mercredi 10 août 2016 par Hallard Jacques - français

’Faisons donc confiance à la jeunesse et encourageons-la à réparer ce qui est cassé, pollué, gaspillé’, par Jacques Hallard, mercredi 28 décembre 2016 par Hallard Jacques - français

Eléments d’une méthode de travail pour l’innovation, une adaptation au changement et à la transition. Partie 4 : Bienveillance et altruisme mais vigilance et attention , dimanche 19 février 2017 par Hallard Jacques - français

’’De quelles énergies vivrons-nous et sous quel climat ?’’ conférence de Jacques Hallard samedi 13 mai 2017 à 16h00 au Mas de Jonquerolles à Saint-Rémy-de-Provence, mercredi 19 avril 2017 par Hallard Jacques - français

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Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 22/05/2017

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Politique Climat Energie La transition énergétique à travers des comparaisons de quelques propositions émanant de personnes politiques.2

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti,

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