ISIAS

"Universités d’hier et d’aujourd’hui et résistance de scientifiques et fonctionnaires aux Etats-Unis" par Jacques Hallard

mercredi 1er février 2017 par Hallard Jacques


ISIAS Résistance
Universités d’hier et d’aujourd’hui et résistance de scientifiques et fonctionnaires aux Etats-Unis
Jacques HALLARD, Ing. CNAM – Sitehttp://www.isias.lautre.net/ISIAS – 01/02/2017



Introduction

Selon un journal turc (Zaman) dont la branche de Paris a dû cesser ses activités pour des raisons politiques, les deux plus anciennes universités du monde seraient arabes : l’une est située au Maroc (à Fès) et l’autre en Egypte (au Caire). « Ces deux établissements universitaires ont connu d’importantes modifications pour continuer leur mission de transmission du savoir et des connaissances au fil des siècles ».

La plus ancienne mosquée répertoriée par l’UNESCO
et encore active, ‘Al Quaraouiyine’ établie à Fès au Maroc au 9ème siècle, « vit son architecture évoluer et s’agrandir. Elle devient, du Xe siècle au XIIe siècle, un important centre d’enseignement et une des premières universités au monde »… où seraient notamment passés les personnalités suivantes : le philosophe cordouan arabo-musulman, médecin, juriste, théologien et commentateur d’Aristote, du nom d’Ibn Ibn Rochd, nom latinisé en Averroès  ; le géographe, égyptologue et botaniste auprès du roi de Sicile Roger II : Al Idrissi ; le rabbin séfarade Moshe ben Maïmon, nom francisé en Moïse Maïmonide, un Talmudiste et commentateur de la Mishna, mais aussi médecin de cour « qui est également l’une des rares autorités juives à avoir influencé les mondes arabo-musulman et chrétien » ; il faut citer enfin le philosophe Ibn Khaldoun, historien et Cadi ou juge musulman, considéré comme un « précurseur de la sociologie moderne », qui, « dans ces deux ouvrages principaux et résolument modernes dans leur méthode, insiste dès le début sur l’importance des sources, de leur authenticité et de leur vérification à l’aune de critères purement rationnels ».

Cette page d’histoire ne recense que quelques personnalités historiques éminentes de cette ‘Méditerranée des deux rives’ qui fut le berceau des nombreuses civilisations qui se sont développées successivement dans le bassin méditerranéen. Voir notre article ’Se repérer et (re)découvrir l’espace géographique des rives de la Mer Méditerranée : Maghreb et Machrek’ par Jacques Hallard, samedi 7 janvier 2017 par Hallard Jacques.

A la suite sont répertoriées dans ce dossier, dans deux contributions, les Universités qui sont apparues du 9ème au 16ème siècle, à Bagdad, à Tombouctou puis à travers toute l’Europe. A partir de la Renaissance, des établissements d’enseignement supérieur ont ensuite essaimé à travers le monde entier et, chaque année, plusieurs organismes publient un classement des « meilleures universités du monde  ». Ce sont maintenant les universités anglo-saxonnes qui dominent le classement mondial et particulièrement les universités américaines qui se rangent parmi les meilleures du monde.

L’ironie de l’histoire, quand les faits eux-mêmes sont pris comme signifiants et qu’il s’agit souvent de coïncidences, réside dans le fait que les orientations politiques magistrales décidées aux Etats-Unis, oublient les grandes pages des universités les plus anciennes et leurs personnalités remarquables, et traitent par le mépris la renommée des savoirs de notre temps, notamment ceux qui s’expriment avec brio et qui sont reconnus à travers toute la Planète. Et voilà maintenant comment des scientifiques et des fonctionnaires états-uniens se mobilisent et réagissent face aux orientations politiques qui sont prises par le nouveau président des Etats-Unis.

Voir notamment l’actualité suivante :

« Muslim ban » à Washington : « Cette politique n’est pas digne des Etats-Unis ». Le Monde‎ - Des Américains de toutes origines et religions se sont réunis, dimanche, devant la Maison Blanche ...

États-Unis : Obama sort de sa réserve pour dénoncer le décret anti-immigration de Donald Trump - JeuneAfrique.com

MuslimBan : les réunions des « ingénieurs d’Internet » pourraient quitter les USA - http://www.numerama.com/politique/228900-le-decret-trump-incite-les-ingenieurs-dinternet-a-envisager-la-delocalisation.html

Trump envisage de faire sortir les USA de l’Accord de Paris sur le climat - International - 19:01 30.01.2017(mis à jour 19:36 30.01.2017) - https://fr.sputniknews.com/international/201701301029857808-climat-decret-trump/

Donald Trump met les doigts dans le ‘pipe’ - Publié le 25/01/2017 à 07h38 – « Les projets d’oléoducs Keystone XL et Dakota Access, stoppés sous Barack Obama, vont être relancés. Donald Trump a signé mardi deux ordonnances en ce sens, et exige que les tuyaux soient fournis par des sociétés américaines… » - http://www.boursier.com/actualites/economie/donald-trump-met-les-doigts-dans-le-pipe-34496.html

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Sommaire

1. Les deux plus anciennes universités du monde sont arabes d’après ‘Zaman France’

2. L’Université Al Quaraouiyine à Fès au Maroc d’après Wikipédia

3. Les 10 plus vieilles universités du monde selon ‘meltyCampus’

4. Chronologie des plus anciennes universités du 9 au 16èmesiècle d’après Wikipédia

5. Divers classements des meilleures universités du monde et de France en 2017 

6. Les universités anglo-saxonnes dominent le classement mondial,

7. Lesuniversités américainescomptent parmi les meilleures du monde

8. Aux Etats-Unis,scientifiques et fonctionnaires se mobilisent face à Trump

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1.
Les deux plus anciennes universités du monde sont arabes (‘Zaman France’)

Mercredi, Mai 4, 2016 - 18:32 - Document ‘Zaman France’

Les plus anciennes universités du monde sont marocaine et égyptienne. Al Quaraouiyine (Fès) et Al Azhar (Caire) sont respectivement première et deuxième du classement. Zoom sur ces deux universités prestigieuses qui continuent à transmettre le savoir au fil des siècles.

Photo - Université Al Quaraouiyine à Fès Sara Douza Paris

Le siècles s’écoulent et pas une ride. Les universités Al Quaraouiyine de Fès (Maroc) et Al Azhar du Caire (Egypte) sont à la tête du podium des plus anciennes universités du monde. Elles sont classées respectivement en première et deuxième place. Fondées, il y a plus de 1 000 ans, les deux universités existent encore, et rayonnent toujours à l’international. Ces établissements universitaires ont connu d’importantes modifications pour continuer leur mission de transmission du savoir et des connaissances au fil des siècles.

Université Al Quaraouiyine à Fès

Située à Fès, la capitale spirituelle du Maroc, l’université Al Quaraouiyine est la plus ancienne au monde selon l’Unesco, le Guiness des records et de nombreux historiens. Cette université millénaire est toujours en activité, depuis sa construction en 859 sous le règne de la dynastie idrisside.

Selon la tradition, c’est une femme, Oum Al Banine fatima Al Fihriya, héritière d’un riche immigré de Kairouan (actuelle Tunisie), qui abritait la première mosquée de la Tunisie et de tout le Maghreb, qui serait à l’origine de sa fondation. Depuis, de grands philosophes arabes comme Averroès (Ibn Rochd) et Avempace (Ibn Baja) ou encore Ibn Khaldoun y sont passés.

Photo Intérieur de la bibiliothèque de l’université Al Quaraouiyine

Au début, les enseignements étaient essentiellement théologiques. Aujourd’hui, ils restent fortement orientées vers la religion (histoire et exégèse) mais sont également axés sur la littérature (critique littéraire, philologie, linguistique, méthodes de recherche), le droit musulman et les langues dans une moindre mesure. L’université est actuellement divisée en quatre facultés, réparties entre Marrakech, Fès, Agadir et Tétouan. A Fès, une transformation de la bibliothèque de l’université, la plus ancienne au monde, a débuté en 2012 et devrait bientôt toucher à sa fin.

L’université Al-Azhar en Egypte

L’université Al-Azhar a été fondée au Caire vers 970-972 sous le règne de la dynastie chiite des Fatimides, après la construction de la mosquée du même nom en 969. Pendant le mois de ramadan 975 (365 calendrier musulman), le Grand juge d’Égypte, Abû Al-Hassan, assis dans la cour de la mosquée, enseigne « Al-Ikhtisâr », un livre juridique chiite, devant une grande audience. Ce cours est le point de départ de l’enseignement.En 988 Al-Azhar devient une université islamique à proprement parler.

Photo de l’extérieur de l’Université Al Azhar au Caire

Au fil des siècles, l’enseignement proposé s’est enrichi de cours de littérature et de langue arabe. La réputation d’Al-Azhar n’a cessé de croître et la branche chiite a été remplacée par la branche sunnite. Au XIXe siècle, à la demande du vice-roi d’Egypte, Ismaïl Pacha, le bâtiment a eu droit à un lifting et une rénovation totale.

L’université Al Azhar s’impose aujourd’hui comme un haut-lieu de l’enseignement du Moyen-orient et du monde arabe. Parmi ses plus célèbres étudiants il y a, entres autres, Abou El Kacem El Chebbi (poète tunisien), Houari Boumediene (ancien président algérien), Tariq Ramadan ou encore Ahmed Yassine (fondateur du Hamas).

Source : https://www.zamanfrance.fr/article/deux-plus-anciennes-universites-monde-sont-arabes-21408.html

L’aventure Zaman France se termine - Lundi, Août 29, 2016 - 12:19

C’est avec regret et tristesse que nous annonçons à nos lecteurs la fin de la parution papier et Internet de Zaman France. Zaman France ne souhaite plus non plus alimenter le prétexte d’une importation en France de la politique turque et de ses règlements de compte. Nous avons donc décidé de mettre un terme à notre travail : le journal ne sera plus édité, tout comme les sites Internet zamanfrance.fr et zamanfransa.com. – Source : https://www.zamanfrance.fr/article/laventure-zaman-france-se-termine-23301.html

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2.
L’Université Al Quaraouiyine à Fès d’après Wikipédia

La forme ou le fond de cet article en rapport avec l’éducation est à vérifier. (indiquez la date de pose grâce au paramètre date) - Améliorez-le, ou discuter des points à vérifier. Si vous venez d’apposer le bandeau, merci d’indiquer ici les points à vérifier.

Al Quaraouiyine (en arabe : جامعة القرويين) est une université située à Fès, au Maroc. Selon la tradition, sa construction débute en 859 sous le règne de la dynastie idrisside. Elle est considérée comme la plus ancienne université dans le monde encore en activité par l’UNESCO1,2, le Livre Guinness des records3, et plusieurs historiens4,5,6,7,8,9,10,11,12. Au XIIe siècle, toute une série de noms parmi les plus grands vont être associés d’une manière ou d’une autre à la Quaraouiyine : les grands précurseurs du soufisme, tels Ibn Hrizim, Abou Madyane, Abdeslam Ben Mchich Alami, les philosophes Avenpace et Averroès, le géographe Al Idrissi mais aussi Maïmonide et Ibn Khaldoun pour ne citer que ceux-là. Elle est classée 95e dans le classement régional 2016 des universités arabes (U.S.News & World Report)13.

Sommaire

La fondation de la Quaraouiyine

La tradition attribue sa fondation à Fatima al-Fihri, fille d’un riche homme d’affaires immigré de Kairouan (actuelle Tunisie).

La mosquée Al Quaraouiyine vit son architecture évoluer et s’agrandir. Elle devient, du Xe siècle au XIIe siècle, un important centre d’enseignement et une des premières universités au monde.

En raison du manque de sources, le contexte historique de la fondation de la Qarawiyyĭn ne pourrait être présenté qu’en quelques lignes. Henri Pérès dit « Il n’est pas douteux pourtant que Fes, à partir du IXe siècle, ait été, grâce à sa mosquée université d’al-Karawiyyin, « la demeure de la science et de la sagesse », comme l’avait prédit son fondateur. Alfred Bel tient à peu près le même discours 14. Mais en plus de l’inexistence de sources parlant de la Qarawiyyin avant Ibn Abī Zarʻ (début VIIIe H./XIVe siècles), la malchance a voulu que les archives des awqāf (conservés à la Qarawiyyĭn) brûlent en 723H./1323… au moment précis où l’histoire des premiers Idrissides, des fondations de Fès et de la Qarawiyyĭn est en train d’être fixée par les Mérinides… La majorité des historiens contemporains attribue la fondation de la Qarawiyyĭn à ima al-Fihriya15, comme l’affirme l’auteur d’Al-Anīs al-muṭrib.

Du lieu de culte au lieu d’enseignement « universel »

L’historien marocain Muḥammad al-Manūnī pense que c’est sous le règne des Almoravides que l’université s’ajouta réellement à la mosquée16. D’autres historiens comme Alfred Bel17 et Lévi-Provençal18 ne donnent à la Qarawiyyĭn le titre d’université qu’à l’époque mérinide, bien que le premier affirme qu’elle fut le cœur religieux et intellectuel du Maghreb depuis l’époque idrisside19

Mais c’est bien al-Manūnī qui est le plus proche de la réalité historique. En effet, il faut attendre la première moitié du VIè (Hegire)./XIIe siècle (donc environ un siècle après l’université de Bologne) pour voir sortir de Fès de grands philosophes (à l’image d’Ibn Bāğa ou Avempace), mathématiciens (comme le Juif Ibn al-Yasmīne, inventeur du Triangle de Pascal), en plus de nombreux théologiens et personnalités littéraires. Cela signifie naturellement qu’à cette époque la ville de Fès est devenue capable de présenter des enseignements dans diverses branches (théologie, jurisprudence, philosophie, mathématiques, astrologie-astronomie, sciences de la langue...). Ces diverses branches qui, si elles sont concentrées dès l’époque à la Qarawiyyĭn avec logiquement des professeurs pour chaque matière, peuvent symboliser les futures facultés d’après les futures notions occidentales. Donc, l’ « université » d’al-Qarawiyyĭn n’a tout simplement jamais existé à l’époque idrisside, comme le prétend la tradition. La Qarawiyyĭn idrisside ne fut qu’une mosquée parmi d’autres. Le prêche du vendredi n’y était même pas effectué.

Au VIIIè H./XIVe siècle et au-delà (époques wattasside, saʻdienne, alaouite), la plupart des grands savants et lettrés du Maghreb et de ce qui restait de l’Andalousie sont passés à Fès et sa Qarawiyyĭn en tant qu’étudiants, professeurs ou simples auditeurs (Ibn al-Ḫaṭīb, Ibnaldūn, Ḥasan al-Wazzān ou Léon l’Africain, al-Yūsī…), alors qu’à l’époque idrisside, et en gros avant l’an Mil, les quelques chroniqueurs, juristes et poètes que devaient compter ces mêmes régions ne devaient connaitre au mieux la Qarawiyyĭn que de nom, une mosquée parmi tant d’autres

L’université sous la dynastie alaouite

Moulay Chérif entretenait avec les Oulémas (savants et érudits) de Fès. Son fils Moulay Rachid portait un réel intérêt pour le domaine scientifique et en fit profité l’université Al Quaraouiyine. Il y attira des Oulémas d’autorité venus sous le nom de « Achcharratine » et institua la tradition dite « Soltane Tolba » (sultan des étudiants) ; manifestation qui avait lieu chaque année durant les vacances du printemps sous le Patronage de l’Etat et du Roi lui-même, et au cours de laquelle la masse des étudiants choisissait un Sultan, désignait son gouvernement pour une période de quinze jours.

À cette occasion, on organisait des colloques scientifiques, des débats autour des questions cruciales ; on prononçait des discours et on lisait des poèmes. Une élite de notables de la ville honorait de sa présence cette manifestation et entourait de sa sollicitude le « sultan des étudiants ».

Cette manifestation qui revêtait les aspects d’une fête populaire mais d’un type particulier était aussi marquée – événement rare - par la visite du sultan alaouite qui à l’occasion, offrait des cadeaux aux étudiants, écoutait leurs doléances et veillait à ce que leurs vœux fussent satisfaits. C’était le témoignage le plus sûr et la preuve la plus directe que le sultan pût apporter de son intérêt pour la science et ses promoteurs attitrés et à venir ; un geste qu’on n’enregistrât nulle part ailleurs, du moins sous cette forme, dans le monde entier.

L’action des Alaouites au profit de l’université Al Quaraouiyine continua en la personne de Sidi Mohammed Ben Abdellah (Mohammed III) dont l’intervention infléchit de façon décisive les efforts de l’université pour réorganiser ses enseignements, voire les adapter aux besoins et attentes des étudiants qu’elle accueillait. Il ouvrit ainsi un dossier consacré à l’université Al Quaraouiyine et promulgua un dahir royal en l’an 1203 de l’Hégire (1789 de l’ère chrétienne) où il demanda au cheikh d’Al Quaraouiyine de définir les matières enseignées et d’en indiquer les ouvrages de référence.

À cette époque, plusieurs sources s’accordent sur l’existence à Fès d’une centaines de chaires d’enseignement dont vingt étaient établies à l’université Al Quaraouiyine et les autres disséminées à travers la ville dans ses différentes dépendances ou annexes. Les mêmes sources font état d’un grand nombre de bibliothèques autant publiques que privées20.

Architecture

Photo - Tous les matériaux nécessaires furent extraits d’une carrière établie sur le terrain même. L’eau fut fournie par un puits creusé également au même lieu.

La mosquée mesurait alors 150 empans (environ 35 mètres) de longueur du nord au sud. Elle comprenait quatre nefs, une petite cour, un mirhab ainsi qu’un minaret peu élevé.

La mosquée compte 270 colonnes formant 16 nefs de 21 arcs chacune. Chaque nef contient 4 rangées de 210 fidèles, soit 840 ce qui donne pour les 16 nefs 13 440. Ajoutons 160, nombre des fidèles pouvant se placer au besoin devant les colonnes ; 2700 autres peuvent trouver place dans la cour et 6000 dans la galerie, les vestibules et les seuils des portes. Au total, pas moins de 22 700 fidèles peuvent entendre la prière à la fois.

L’université moderne

L’université Quaraouiynes s’est institué en université moderne à partir des années 1960. Les études aujourd’hui enseignées sont fortement orientées vers la religion (histoire et exégèse), la littérature (Critique littéraire, la Philologie, la Linguistique, les Méthodes de recherche) et le droit(étude de la théologie islamique) et les langues dans une moindre mesure. L’université est subdivisée en facultés réparties sur plusieurs villes du Maroc (Fès, Agadir, Tétouan, Marrakech). L’université délivre des diplômes visés par l’État marocain21.

Facultés :

  • Faculté Chariâa (Théologie) à Fès
  • Faculté Allogha Al Arabia (Langue arabe) à Marrakech
  • Faculté Oussoul Addine (Théologie) à Tétouan
  • Faculté Chariâa (Théologie) à Agadir
  • Faculté des Sciences de la Chariâa (Théologie) à Smara
    Diplômes :

Depuis 2003, la nouvelle organisation pédagogique de l’Université Al Quaraouiyine s’inscrit dans le cadre du Système « LMD » (Licence-Master-Doctorat) des formations supérieures.

  • Certificat Universitaire d’Études Littéraires (CUEL)
  • Al Ijaza Oulya (Licence)
  • At takhssiss (DES)
  • Al A’limya (Doctorat d’État)
    Publications périodiques :
  • Revue Al Quaraouiyine
  • Revue de la faculté Al Logha al Arabia (Marrakech)
  • Revue de la faculté Ach-charia (Fès)
  • Revue de la faculté Ach-chariat (Agadir)
  • Revue de la faculté Ossouleddine (Tétouan)
    Statistiques (1996-1997) :
  • Étudiants : 6 178
  • Enseignants : 123
  • Personnel administratif : 226
    Références
  • [UNESCO World Heritage Center,The Medina of Fez http://whc.unesco.org/en/list/170 [archive]]
  • http://icon.org.uk/news/10-facts-about-worlds-oldest-library [archive]
  • The Guinness Book Of Records, Published 1998, ISBN 0-553-57895-2, p. 242
  • Verger, Jacques : ’Patterns’, in : Ridder-Symoens, Hilde de (ed.) : A History of the University in Europe. Vol. I : Universities in the Middle Ages, Cambridge University Press, 2003, ISBN 978-0-521-54113-8, pp. 35–76 (35)
  • (en) « Qarawiyin » [archive], Encyclopedia Britannica (consulté le 8 décembre 2011)
  • The Report : Morocco 2009 - Page 252 Oxford Business Group ’... yet for many Morocco’s cultural, artistic and spiritual capital remains Fez. The best-preserved ... School has been in session at Karaouine University since 859, making it the world’s oldest continuously operating university. ’
  • John Esposito, The Oxford Dictionary of Islam, Oxford University Press, 2003 (ISBN 0-1951-2559-2), p. 328
  • Illustrated Dictionary of the Muslim World, Publisher : Marshall Cavendish, 2010 [1] [archive] p. 161
  • Hidden Giants, 2d Edition, by Sethanne Howard, Publisher : Lulu.com 2008 [2] [archive] p. 60
  • Civilization : The West and the Rest by Niall Ferguson, Publisher : Allen Lane 2011 - (ISBN 9781846142734)
  • The marketisation of higher education and the student as consumer by Mike Molesworth & Richard Scullion, Publisher : Taylor & Francis 2010 [3] [archive] p. 26
  • عبد الهادي التازي. جامع القرويين : المسجد و الجامعة بمدينة فاس، موسوعة لتاريخها المعماري و الفكري ( المجلد الاول). دار نشر المعرفة. الرباط. المغرب
  • « Search Top Arab Region Universities [archive] (consulté le 21 juin 2016)
  • Al-Jaznaï, Zahrat al-Âs, trad. Alfred Bel, Publications de la faculté des lettres d’Alger, fascicule 59, 1923, p.85, note 1.
  • Parmi les historiens contemporains qui ont attribué la fondation de la Qarawiyyin à Fāṭima al-Fihriya : Edmond Pauty, Le plan de l’Université Qarawiyin à Fès, Hespéris, IV, 1923, p. 539. L’article concernant l’histoire de la Qarawiyyĭn sur le site www.qantara-med.org (consulté le 21/11/09) reprend mot pour mot le récit d’Ibn Abī Zarʻ. Du côté des historiens marocains, Fāṭima al-Fihriya est considérée comme un symbole exceptionnel de l’ouverture d’esprit de l’islam, femme pionnière dans l’histoire de l’humanité. Parmi ces derniers, il est possible de citer Muḥammad al-Muntaṣir Bi-Allāh al-Kattānī, Aḥmad a-Risūnī… ‘Abd al-Hādī a-Tāzī essaie de marier les deux versions de Fāṭima et de Dawwūd.
    Il faut aussi noter que Ibn Khaldoun parle brièvement de la fondation de la Qarawiyyĭn, en citant Ibn Abī Zarʻ et en confondant les informations présentées par ce dernier (par exemple lorsqu’il dit que Fāṭima faisait partie de la tribu des Huūra, alors qu’Ibn Abī Zarʻ dit que c’est le propriétaire de la terre de la future mosquée qui l’était…). Voir : Ibn Ḫaldūn, Kitāb al-’ibar wa dīwān al-mubtada’ wa al-ḫabar fī ayyām al-ʻarab wa al-ʻajam wa al-barbar wa man ʻāṣarahum min dawī a-sultān al-akbar, Dār al-kutub al-ʻilmiya, Beyrouth, sans date, tome IV, p. 18.
  • Gaston Deverdun, al-Karawiyyîn, Encyclopédie de l’Islam, E.J.Brill/Maisonneuve & Larose, Leyde/Paris, 1971, volume IV, p. 659.
  • Al-Jaznaï, Zahrat al-Âs, trad. Alfred Bel, Publications de la faculté des lettres d’Alger, fascicule 59, 1923, p. 7.
  • Lévi-Provençal, Les historiens des Chorfas suivi de La fondation de Fès, Maisonneuve, Paris, 2001.
  • Al-Jaznaï, Zahrat al-Âs, trad. Alfred Bel, Publications de la faculté des lettres d’Alger, fascicule 59, 1923, note 1, page 85 de la traduction)
  • http://www.alquaraouiyine.com/fr/ [archive]
  • http://www.alquaraouiyine.com/fr/index.php/2014-02-17-15-19-20/presentation-universite-alquaraouiyine [archive]
    Bibliographie

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3.
Les 10 plus vieilles universités du monde selon ‘meltyCampus’

Photo - Ecrit par Jade T.

Les universités sont souvent plus anciennes qu’il n’y parait. Aujourd’hui, certaines d’entre elles ne sont plus visitées que par les touristes. Mais ce n’est pas le cas de toutes. meltyCampus vous propose de découvrir

Les étudiants se plaignent souvent de la vétusté de leurs locaux. C’est notamment le cas des étudiants de l’université d’Angers, plusieurs fois montrée du doigt. Mais vétusté et ancienneté n’ont pas forcément le même sens. Au contraire, certaines universités aujourd’hui tirent leur gloire de leur passé, parfois très ancien. En France, c’est le cas de certains lycées, classes préparatoires et aussi universités. Mais les universités françaises sont loin d’être les plus anciennes. A quand remonte les toutes premières universités ? Sont-elles encore en activité ? MeltyCampus vous propose d’en savoir plus...

1. Université Al Quaraouiyine, à Fès au Maroc

La plus vieille université du monde est marocaine ! N’en déplaise aux prestigieux établissements anglais, américains et français, ce titre glorieux revient au monde arabe et plus précisément à la ville de Fès au Maroc. Construite en 859, cette université millénaire est toujours en activité. Elle est divisée en quatre facultés, réparties entre Marrakech, Fès, Agadir et Tétouan.

2. Université al-Azhar, Caire, Egypte

Comme de nombreuses universités des pays du Moyen-Orient, l’université al-Azhar était à l’origine une mosquée. Construite en 969, le lieu de culte prend peu à peu une dimension nouvelle et s’impose comme un haut-lieu de l’enseignement dans le monde arabe. Spécialisée dans l’étude de l’islam, l’université al-Azhar est aujourd’hui l’université arabe la plus connue.

3. Université de Bologne, Italie

Troisième de ce classement, l’université de Bologne en Italie. La date de sa construction reste approximative, même si on la situe généralement vers 1088. Avec plus de 30 départements, elle compte aujourd’hui comme l’une des plus importantes universités italiennes.

4. Université de Paris

Ce nom ne vous dit sans doute rien. Mais Sorbonne, Sorbonne-Panthéon, Panthéon-Assas et Sorbonne-Nouvelle sont plus familiés à vos oreilles. Et bien sachez que c’est quatre grandes universités françaises sont en réalité les descendants de l’université de Paris, fondée au XIème siècle. Si l’université de Paris n’existe plus en tant que telle, ces successeurs ont su maintenir le prestige de son nom.

5. Université d’Oxford

La plus vieille université britannique est aussi l’une des plus connues. Depuis sa création en 1096, Oxford n’a cessé de jouir d’une excellente réputation, qui attire jusqu’à présent des étudiants du monde entier.

6. Université de Modène

De son vrai nom, ’ l’université de Modène et de Reggio Emilia’ Construite en 1175, l’université de Modène a plusieurs fois été fermée pour des périodes plus ou moins longues. Photo - Université de Modène

7. Université de Cambridge

Aussi prestigieuse qu’Oxford mais un peu moins ancienne puisque fondée en 1209, l’université de Cambridge fait partie des universités qui font rêver, au même titre que Yale, Harvard ou Brown...

8. Université de Salamanca, Espagne

L’université de Salamanca n’est pas la plus ancienne université espagnole. Ce titre revient en effet à l’université de Palencia qui n’existe plus aujourd’hui. Salamanque est donc la plus ancienne université encore en activité et est très prisée des jeunes français qui partent poursuivre leurs études en Espagne.

9. Université de Padoue, Italie

L’université de Bologne que nous évoquions plus haut n’a pas été du coup de tout le monde. En 1222, des professeurs et étudiants mécontents fuient Bologne et créent l’université de Padoue. Peu connue jusqu’au XVème siècle, l’université de Padoue doit sa renommée à la République de Venise, qui en a fait la seule université pluridisciplinaire de son territoire pendant plusieurs siècles.

10. Université Frédéric II de Naples, Italie

Fondée en 1224, l’université de Naples tient son nom de son fondateur Frédéric II, roi de Sicile. Après l’université de Rome, elle est la deuxième plus importante université du pays.

Voir crédits photos la source : http://www.meltycampus.fr/les-10-plus-vieilles-universites-du-monde-a186078.html

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On peut aussi consulter un tableau des plus anciennes universités du monde de 859 à 1499 sur le site suivant : http://www.umonde.com/les-plus-anciennes-universites-du-monde

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4.
Chronologie des plus anciennes universités d’après Wikipédia

Cet article est une ébauche concernant l’histoire. Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment  ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Cette liste recense chronologiquement les universités fondées avant le XVIe siècle. Beaucoup d’entre elles ont été supprimées au cours de l’histoire, notamment à la révolution française, quelques-unes ont continué leur existence sans interruptions jusqu’à nos jours.

Sommaire

  • 877 - Université Al Quaraouiyine : reconnue comme la plus ancienne université du monde par le Livre Guinness des records1, l’UNESCO2 et plusieurs historiens3,4,5,6,7,8,9,10, cette reconnaissance ne fait pas le consensus ; tandis que des historiens tels al-Jaznai11 (XIVe siècle) et Lévi-Provençal12 (XXe siècle) considèrent qu’elle ne devient effectivement une université qu’au XIIIe siècle, quand l’enseignement devient généralisé et moins centré autour de la religion islamique et qu’Al Quaraouiyine forme plusieurs philosophes et penseurs, dont plusieurs non-Musulmans. Certains historiens, considérant le concept de l’Université comme purement euro-chrétien13,14,15 et refusant de considérer en tant qu’université toute institution de la sorte en dehors de l’espace chrétien, considèrent qu’al-Quaraouiyine ne peut être considérée en tant qu’université qu’à partir du XXe siècle.
  • The Guinness Book Of Records, Published 1998, ISBN 0-553-57895-2, p. 242
  • [UNESCO World Heritage Center,The Medina of Fez http://whc.unesco.org/en/list/170 [archive]]
  • (en) « Qarawiyin » [archive], Encyclopedia Britannica (consulté le 8 décembre 2011)
  • The Report : Morocco 2009 - Page 252 Oxford Business Group ’... yet for many Morocco’s cultural, artistic and spiritual capital remains Fez. The best-preserved ... School has been in session at Karaouine University since 859, making it the world’s oldest continuously operating university. ’
  • John Esposito, The Oxford Dictionary of Islam, Oxford University Press, 2003 (ISBN 0-1951-2559-2), p. 328
  • Illustrated Dictionary of the Muslim World, Publisher : Marshall Cavendish, 2010 [1] [archive] p. 161
  • Hidden Giants, 2d Edition, by Sethanne Howard, Publisher : Lulu.com 2008 [2] [archive] p. 60
  • Civilization : The West and the Rest by Niall Ferguson, Publisher : Allen Lane 2011 - (ISBN 9781846142734)
  • The marketisation of higher education and the student as consumer by Mike Molesworth & Richard Scullion, Publisher : Taylor & Francis 2010 [3] [archive] p. 26
  • Frommer’s Morocco by Darren Humphrys, Publisher : John Wiley & Sons 2010 [4] [archive] p. 223
  • Al-Jaznaï, Zahrat al-Âs, trad. Alfred Bel, Publ. Faculté des lettres d’Alger, F59, 1923, p. 7
  • Évariste Lévi-Provençal, Les historiens des Chorfas suivi de La fondation de Fès, Maisonneuve, Paris, 2001.
  • Rüegg, Walter : ’Foreword. The University as a European Institution’, in : Ridder-Symoens, Hilde de (ed.) : A History of the University in Europe. Vol. I : Universities in the Middle Ages, Cambridge University Press, 1992, ISBN 0-521-36105-2, pp. XIX–XX
  • Verger, Jacques : ’Patterns’, in : Ridder-Symoens, Hilde de (ed.) : A History of the University in Europe. Vol. I : Universities in the Middle Ages, Cambridge University Press, 2003, ISBN 978-0-521-54113-8, p. 35–76
  • Makdisi, George : ’Madrasa and University in the Middle Ages’, Studia Islamica, No. 32 (1970), p. 255–264
  • Jacqueline Brosselet, « École de médecine de Salerne », Encyclopædia Universalis,‎ 2012
  • (en) Histoire de l’université de Bologne. [archive]
  • (it) Présentation de l’université de Modène. [archive]
  • a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) Walter Ruegg (dir.) et Hilde de Ridder-Symoens, A history of the University in Europe, 1992, 62-63 p. (ISBN 0-521-36105-2)
  • Bakari Kamian, « Pourquoi le nom de Sankoré ? » [archive], sur http://sankore.org [archive], Le portail de l’éducation numérique libre en partage (consulté le 22 juillet 2012)
    Bibliographie
  • Stephen d’Irsay, Histoire des universités françaises et étrangères depuis les origines jusqu’à nos jours, Paris, Auguste Picard, 1933.
  • Jacques Le Goff, Les Intellectuels au Moyen Âge, Paris, 1957.
  • F. M. Powicke et A. B. Emden, The Universities of Europe in the Middle Ages, Oxford, 1936 (vol. I, II et III).
    Voir aussi

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5.
Classement des universités 2017 : le palmarès des meilleures facs du monde et de France - Sophie Levy, Mis à jour le 11/01/17 11:39

Photo - CLASSEMENT FAC 2017 - Le classement de Shanghaï dévoile les meilleures universités du monde et de France. N’hésitez pas à le consulter.

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Source : http://www.linternaute.com/actualite/education/1242044-classement-des-universites-2017-le-palmares-des-meilleures-facs-du-monde-et-de-france-mis-a-jour/

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6.
Les universités anglo-saxonnes dominent le classement mondial, selon le ’Times’. L’Ecole normale supérieure, seule française parmi les 100 premières, est au 66e rang - Document LES ECHOS| Le 23/09/16 à 14H42

Elles ne dominent pas seulement les universités européennes, mais celles du monde entier. Les facultés britanniques trustent quasiment toutes les premières places dans le classement du ’Times’ des meilleures universités dans le monde. Et pour la première fois en douze ans, c’est l’une d’entre elles - Oxford - qui s’offre la première place de ce classement. Sur les 100 premières, trente-neuf sont localisées en Europe. Dont une seule française, l’Ecole normale supérieure.

Les anglaises à l’honneur

Si Oxford est depuis longtemps considérée comme l’une des meilleures d’Europe, c’est la première édition du classement du ’Times’ où elle s’offre le haut du podium du classement mondial.

La plus vieille université anglaise est un colosse de 22.000 étudiants, dont un certain nombre d’anciens élèves font la réputation de l’école. Vingt-six Prix Nobel en sont issus, ainsi qu’une trentaine de leaders mondiaux, dont Bill Clinton, Aung San Suu Kyi et de nombreux ex-Premiers ministres britanniques.

Lire aussi :

> La France à la traîne dans le classement mondial des universités

Cambridge, première rivale d’Oxford, la talonne dans le palmarès des meilleures universités européennes. En revanche, elle atterrit au 4e rang à échelle mondiale. Avec presque autant d’étudiants qu’Oxford (18.000), dont un quart sont étrangers, l’université est l’une des plus riches. On estime sa dotation à presque 6 milliards.

La médaille de bronze européenne revient à l’Imperial College London, une faculté spécialisée dans les disciplines scientifiques. Au niveau planétaire, l’université est à la 8e place.

Suivent l’ETH de Zurich, prestigieuse faculté en science et en technologie, dont Albert Einstein fait partie des illustres anciens élèves, puis trois autres universités britanniques. L’institut Karolinska, université de médecine suédoise, occupe la huitième place du classement européen. L’Allemagne et les Pays-Bas comptent chacune près de dix établissements dans le top 100.

Domination des américaines dans le top 20

Les universités américaines restent très bien placées au classement mondiale. Six d’entre elles - California Institute of Technology, Stanford, MIT, Harvard, Princeton et Berkeley - sont dans le top 10. Et quinze dans le top 20.

Lire aussi :

> Universités : un quinquennat Hollande sous le signe de la ’continuité’

Les facultés asiatiques s’améliorent lentement mais sûrement. ’Deux nouvelles font leur apparition dans le top 100 et quatre autres le top 200’, note l’enquête du ’Times’. L’Université nationale de Singapour est au 24e rang. Au meilleur rang de son histoire, elle est également la faculté asiatique la mieux classée dans ce palmarès. L’Université de Pékin, elle, grimpe de 13 rangs en une année pour atteindre la 29e place, et celle de Tsinghua, de 12 rangs, atterrissant à la 35e place.

Tous droits réservés - les echos 2016 -En savoir plus sur : http://www.lesechos.fr/23/09/2016/lesechos.fr/0211321613379_oxford--premiere-universite-au-monde.htm#QYXFcvCKcTfpLp5P.99

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7.
Les universités américaines comptent parmi les meilleures du monde

Les Universités aux États-Unis – Article Wikipédia

Si l’enseignement secondaire souffre de carences nombreuses, les universités américaines comptent parmi les meilleures du monde1. Elles bénéficient de moyens financiers considérables : par exemple, le capital d’Harvard est supérieur à 35 milliards de dollars. Dans un pays fédéral comme les États-Unis, le système universitaire est décentralisé et les établissements d’enseignement supérieur sont très autonomes.

Photo - Sterling Memorial Library, Soumaila

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Quelques dates de fondation :

Université Harvard 1636
Collège de William et Mary 1693
Université Yale 1701
Université de Princeton 1746
Université de Pennsylvanie 1751
Columbia 1754
Université Brown 1764
Dartmouth College 1769
Université de Géorgie 1785
Université de Virginie 1819
Université de Chicago 1890

Les premiers colleges voient le jour dans les Treize colonies à l’époque moderne : le plus ancien est Harvard, fondé au XVIIe siècle. La guerre d’indépendance américaine perturbe l’enseignement à la fin du XVIIIe siècle, mais déjà cinq États mentionnent la nécessité d’une instruction publique dans leurs constitutions2. Après la guerre, de nombreux établissements voient le jour dans le Sud, dont plusieurs universités d’État fondées sur le principe de laïcité2.

Après la Seconde Guerre mondiale, les effectifs étudiants connaissent une progression spectaculaire : le nombre d’étudiants américains passe de 3,5 à 8 millions dans les années 19603. Ce phénomène s’explique par le baby-boom, par la création d’un système d’université à l’ouest et au centre du pays, enfin par les donations faites par les grandes fondations.

Dans les années 1960, les campus universitaires, dont le plus contestataire est celui de Berkeley, manifestent contre l’engagement des États-Unis dans la guerre du Viêt Nam. Les étudiants réclament en outre des changements sociaux profonds. La politique de l’Affirmative Action (discrimination positive en français), lancée par Lyndon Johnson doit permettre aux Noirs d’intégrer plus facilement les universités américaines. La diversité ethnique devient donc un critère de sélection à l’entrée des facultés4.

Caractéristiques générales

Photo - Dunster House, Harvard

En 2005, il existait 4 182 établissements d’enseignement supérieur (colleges, universities, écoles spécialisées) aux États-Unis, dont environ 1 400 unités de recherche5. 81 % d’une classe d’âge fait des études, ce qui représente le plus fort taux de scolarité dans le supérieur dans le monde6.

Les Community Colleges de deux ans et les Colleges classiques de quatre ans forment la base de l’enseignement supérieur américain. C’est à partir de ce niveau que s’opère ensuite la sélection vers les cursus universitaires longs7.

En 1998, 35 % des Américains avaient un diplôme d’études supérieures contre 11 % en 1970. L’État fédéral et les universités dépensent 260 milliards de dollars pour l’enseignement supérieur en 2000, ce qui représente 2,6 % du PIB.

Dans les cinquante États, à Guam et aux Îles Vierges, la langue d’enseignement est l’anglais.

Privé et public

Chaque État a en principe plusieurs universités privées (à but non lucratif) ainsi que deux systèmes universitaires publics : un système plus prestigieux dit « université de » (par exemple University of Arizona) dont le siège est souvent très sélectif, et un système parallèle et moins prestigieux, « université d’État de » (par exemple « Arizona State University ») ; les exceptions concernent de rares États comme New York et la Pennsylvanie (dont les « universités de » sont privées et les universités dites « d’État » font un seul système public) et l’Ohio (où le système « d’État » est le plus sélectif). En 2000, 77 % des étudiants américains étaient inscrits dans une université publique8.

À ce système de colleges ou universités non lucratives (publiques ou privées) s’est ajouté, en particulier depuis les années 1990-2000, un système privé à but lucratif (for-profit school (en)). Sous l’effet de la déréglementation du secteur sous l’administration George W. Bush, la participation à plein temps à des colleges privés à but lucratif (allant de formation à la cosmétique jusqu’à la formation en droit et médecine) est passée de 4 % à 10 % de la population étudiante dans le supérieur9. L’administration Obama prévoit actuellement d’établir un règlement soumettant ces cursus à évaluation, afin d’éviter que des étudiants se trouvent trop endettés à la suite d’une formation inégale10,9.

Territoires d’outre-mer

Les territoires américains d’outre-mer comme Guam, les Îles Vierges américaines et Porto Rico ont, eux aussi, leurs universités publiques. Les établissements de Porto Rico fonctionnent pour la plupart en espagnol (avec certains programmes disponibles aussi en anglais).

Classement Shanghaï

Sur les dix meilleures universités du monde du classement académique des universités mondiales par l’université Jiao Tong de Shanghai 2006, huit sont américaines : Harvard, Stanford, Berkeley, MIT, California Institute of Technology, Columbia, Princeton et Université de Chicago1. Il existe d’autres classements, chacun d’entre eux étant controversé.

Diversité ethnique et attirance à l’étranger

Enfin, les universités américaines accueillent plus de 20 % des trois millions d’étudiants étrangers recensés dans le monde en 2008.

565 000 étudiants étrangers en 200611, 623 000 étudiants étrangers pour l’année scolaire 2008/200912, 671 616 pour l’année scolaire 2009/2010, soit 3,5 % des effectifs totaux13. 60 % des étudiants étrangers viennent d’Asie.

De plus, certaines personnes retournent à l’université après l’âge de 30 ans. Les minorités ethniques progressent : elles représentaient 16 % des étudiants américains en 1976 et 35 % en 199514. Aujourd’hui, 3,3 millions d’étudiants sont hispaniques, 2,2 millions noirs et 1,3 million asiatiques15.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9s_aux_%C3%89tats-Unis

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8.
Aux Etats-Unis, scientifiques et fonctionnaires se mobilisent face à Trump

D’après ‘France Culture : « Lancé dans un exercice de communication visant à montrer qu’il agit, le nouveau président américain a pris une série de mesures jugées choquantes dans divers domaines ». Extrait].

Etats-Unis - 24 janvier 2017 : la fin des considérations environnementales

Document ‘France Culture’

Donald Trump ne croit pas au réchauffement climatique et à ses effets désastreux. Il a donc signé un décret permettant de relancer deux projets d’oléoducs, Keystone XL et Dakota Access Pipeline, qui avaient été bloqués par Barack Obama au nom, justement, de la lutte contre le réchauffement climatique.

Si l’administration accorde un statut prioritaire à ces infrastructures, les travaux pourraient démarrer rapidement. Le nouveau président à néanmoins posé une condition, qui n’a rien d’environnementale : ces projets devront utiliser au maximum des matériaux américains. La nouvelle administration espère la création de milliers d’emplois et des gains de compétitivité.

A ECOUTER American West, les métamorphoses de la légende. (Tout un Monde, 2017).
Retour sur le combat des tribus sioux contre l’oléoduc Dakota Access Pipeline.

A LIRE le programme climato-sceptique de Donald Trump.

Autre décision contestable : la censure et le contrôle politique imposés à plusieurs agences fédérales scientifiques qui ne peuvent plus communiquer directement leurs travaux au public.

A LIRE Etats-Unis : des scientifiques se mobilisent face à Trump

Dans un avenir proche, les Etats-Unis pourraient également retirer leur signature du Traité de Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique.

Source : [https://www.franceculture.fr/geopol...LaLettre31012017]

Etats-Unis : des scientifiques et des fonctionnaires se mobilisent face à Trump

Document ‘France Culture’ - 28.01.2017 (mis à jour 30.01.2017)

Une centaine de personnes, essentiellement des chercheurs, ont d’abord voulu protéger du scepticisme actif de Donald Trump des données sur l’évolution du climat. Et la mobilisation touche désormais au moins une douzaine d’agences gouvernementales. Avec aussi des marches de la science en préparation.

Voir l’illustration  : Le logo et l’image de profil du compte Twitter de cette initiative•

Ils ont déjà sauvegardé plus d’1,5 téraoctet de données, unis sous le mot-dièse #datarefuge. Une centaine de personnes, essentiellement des chercheurs, des activistes et des bibliothécaires, aux États-Unis, mais aussi au Canada, se mobilisent depuis des semaines pour protéger de Donald Trump et de sa nouvelle administration des informations sur l’évolution du climat. Déjà en campagne, le nouveau président avait clairement affiché son hostilité à l’accord de Paris sur le climat. Le 26 mai dernier, dans le Dakota du Nord, il affirmait ainsi que les règles visant à limiter le réchauffement climatique adoptées lors de la COP21 vont ’tuer l’emploi et le commerce’ aux États-Unis : ’Cet accord donne à des bureaucrates étrangers le contrôle sur la façon et la quantité d’énergie que nous pouvons consommer dans notre pays. Pas question !’

Quelques heures seulement après l’investiture de Donald Trump, ses mots se sont traduits par la disparition sur le nouveau site de la Maison-Blanche du plan d’action de lutte contre le changement climatique mis en place par Barack Obama.

Viéo en anglais à écouter à la source : https://www.franceculture.fr/sciences/etats-unis-des-scientifiques-se-mobilisent-face-trump

A consulter également

Les scientifiques américains défient Trump - Sciences et Avenir  - ‎26 janv. 2017‎ {{}} {{}} {{}}

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L’Agence américaine pour la protection de la nature est la première instance scientifique visée par Donald Trump. Redoutant de voir l’idéologie prendre le pas sur les sciences, les chercheurs organisent la riposte.

La résistance à Trump s’organise sur les réseaux sociaux -

Reporterre - ‎28 janv. 2017‎   {{}} {{}} {{}}

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|Des scientifiques rebelles organisent la résistance contre la censure de Trump - L’Express- ‎26 janv. 2017‎|<|<| |

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Capture d’écran d’une partie des comptes Twitter ’alternatifs’ et ’rebelles’ de scientifiques américains, en résistance face à la censure de Donald Trump. L’Express/Twitter. Censurées par l’administration de Donald Trump, les agences scientifiques ..

Face à la censure de Trump, les scientifiques américains entrent en résistance sur Twitter - BFMTV.COM - ‎27 janv. 2017‎   {{}} {{}} {{}}

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Capture du faux compte Twitter de la Nasa, ’Rogue Nasa’, lancé par des anonymes. - Capture d’écran Twitter. Newsletter BFMTV Midi. Newsletter BFMTV Midi. OK. ×. Newsletter BFMTV Midi.

Sur Twitter, les rénégats du secteur public américain lancent une offensive anti-Trump - Le Monde - ‎27 janv. 2017  ‎ {{}} {{}} {{}} {{}}

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Les employés de plusieurs organismes fédéraux américains ont reçu des consignes leur interdisant de communiquer avec le public. En réaction, ils ont créé des comptes Twitter rebelles. LE MONDE | 27.01.2017 à 12h17.

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Auteur : Jacques HALLARD, Ingénieur CNAM, consultant indépendant – 01/02/2017

Site ISIAS = Introduire les Sciences et les Intégrer dans des Alternatives Sociétales

http://www.isias.lautre.net/

Adresse : 585 Chemin du Malpas 13940 Mollégès France

Courriel : jacques.hallard921@orange.fr

Fichier : ISIAS Résistance Universités d’hier et d’aujourd’hui et résistance de scientifiques et fonctionnaires aux Etats-Unis.2

Mis en ligne par Pascal Paquin de Yonne Lautre, un site d’information, associatif et solidaire(Vie du site & Liens), un site inter-associatif, coopératif, gratuit, sans publicité, indépendant de tout parti.

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